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Ebola en RDC : 3 799 morts et deux nouvelles zones de santé touchées

Story Africa·26 septembre 2026·2 min de lecture
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L'épidémie d'Ebola qui frappe le nord et l'est de la République démocratique du Congo depuis mai 2026 a causé 3 799 décès pour 7 890 cas confirmés au 23 septembre 2026, selon les chiffres de l'Organisation mondiale de la santé rapportés par Al Jazeera. Le 25 septembre, l'OMS a annoncé l'extension de la maladie à deux nouvelles zones de santé : Bulu, dans le Sud-Ubangi, à la frontière de la République centrafricaine, et Dungu, dans le Haut-Uélé, le long de la frontière avec le Soudan du Sud. La riposte couvre désormais 63 zones de santé dans sept provinces.

Une carte qui se déplace vers le Nord-Kivu

L'Ituri reste l'épicentre avec 6 032 cas confirmés depuis mai, dont 868 sur les trois dernières semaines, indique Al Jazeera. Mais la dynamique change : entre le 31 août et le 20 septembre, ONU Info relève une baisse de 26 % des cas en Ituri et de 15 % au Haut-Uélé, contre une hausse de 73 % au Nord-Kivu. Dans cette province, où épidémie et conflits armés se superposent, l'OMS situe la létalité à 60 %, bien au-dessus de la moyenne nationale d'environ 48 %. Chez les enfants de moins de cinq ans, ONU Info cite un taux supérieur à 60 %.

Le prix payé par les soignants congolais

À Kisangani, dans la Tshopo, le docteur Victor Kingombe est mort de la maladie dans le centre de traitement où il exerçait, inauguré moins de deux semaines plus tôt, rapporte Africanews. « Cette maladie est réelle », a réagi le vice-gouverneur de la province, Didier Lomoyo Iteku, rappelant que le médecin était venu sauver des vies. Ces équipes forment la première ligne d'une riposte largement congolaise : ONU Info dénombre 49 centres de traitement, environ 1 400 lits d'isolement, 25 laboratoires capables de 3 500 tests par jour, et 1 935 patients guéris.

Une souche sans vaccin homologué

Le virus en circulation appartient à la souche Bundibugyo, distincte de la souche Zaïre responsable des épidémies de 2018-2020. Al Jazeera souligne qu'aucun vaccin n'est homologué contre elle. Africanews indique que l'Ervebo, conçu contre la souche Zaïre, a été déployé en août à Kisangani et offrirait une protection partielle, des essais thérapeutiques étant en cours.

Le maillon faible reste la traçabilité. Le directeur de l'Africa CDC, le docteur Jean Kaseya, estime que plus de 7 000 cas devraient générer environ 420 000 contacts à suivre, contre 30 000 recensés, selon Al Jazeera ; ONU Info avance de son côté un taux d'atteinte des contacts de 88 %. Des soignants signalent aussi des arrivées tardives, les premiers symptômes étant confondus avec le paludisme ou la typhoïde.

Le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lie la difficulté de la riposte aux conflits et aux déplacements de population dans l'est. Après plus de 130 jours, l'organisation avertit que ce bilan pourrait dépasser celui de l'épidémie ouest-africaine de 2014-2016. L'extension vers deux frontières place la coordination régionale, avec Bangui et Djouba, au cœur des prochaines semaines.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.