Ebola : l'OMS retient deux nouveaux vaccins candidats contre la souche qui frappe la RDC
Société

Ebola : l'OMS retient deux nouveaux vaccins candidats contre la souche qui frappe la RDC

5 novembre 2026 · 2 min de lecture

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  • Un vaccin d'Oxford avec le Serum Institute of India et un autre de Moderna rejoignent l'essai clinique piloté par l'INRB congolais contre le virus Bundibugyo.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a recommandé, le 4 novembre 2026, deux nouveaux vaccins candidats contre le virus Bundibugyo, la souche d'Ebola responsable de l'épidémie en cours en République démocratique du Congo, a rapporté Africanews avec l'AFP.

Les deux produits sont le ChAdOx1 BDBV, mis au point par l'université d'Oxford avec le Serum Institute of India, et le mRNA-1469, développé par le laboratoire américain Moderna. Tous deux ont été conçus spécifiquement contre cette souche, précise Africanews. Ils doivent rejoindre un essai clinique lancé en octobre 2026, qui évalue jusqu'ici le vaccin Ervebo : celui-ci est homologué contre Ebola, mais pas contre le Bundibugyo.

Un essai piloté depuis Kinshasa

Détail qui compte : l'essai est conduit par l'Institut national de recherche biomédicale (INRB) de la RDC, avec l'appui de plusieurs partenaires internationaux, dont l'OMS. Ce sont donc des chercheurs congolais qui pilotent la recherche sur l'épidémie qui frappe leur pays — une configuration encore trop rare, alors que le continent a longtemps servi de terrain d'essai sans tenir la barre.

Meg Doherty, directrice des sciences pour la santé à l'OMS, a fait état de résultats préliminaires jugés encourageants en matière de sécurité et d'immunogénicité pour les deux candidats, selon Africanews. L'efficacité, elle, devra être confirmée par les essais : à ce stade, rien ne permet d'affirmer que ces vaccins protègent contre la maladie.

Une épidémie à plus de 50 % de létalité

Le bilan reste lourd. Selon les chiffres de l'Africa CDC cités par Africanews, l'épidémie a provoqué 10 444 cas confirmés et plus de 5 300 morts, soit une létalité supérieure à 50 %. La très grande majorité des victimes se trouvent en RDC.

L'OMS rappelle qu'aucun vaccin ne suffira à arrêter seul la propagation. La prise en charge précoce des malades, la recherche des contacts, l'isolement, les enterrements sécurisés et la mobilisation des communautés restent indispensables — autant de mesures qui reposent sur des équipes locales et sur la confiance des habitants, plus que sur les annonces faites à Genève.

Story Africa suivra la suite de cet essai, dont les résultats détermineront si les soignants congolais disposeront enfin d'un vaccin adapté à la souche qui les affronte.

Sources et crédits photo

Photo : Yann Forget · CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons · photo d'illustration

Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées.

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