Éthiopie : les forces alliées au gouvernement revendiquent le contrôle quasi total du Tigré

Le 1er octobre 2026, le commandant des Tigray Peace Forces (TPF), groupe armé allié au gouvernement fédéral éthiopien, a affirmé que les forces du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) avaient été « anéanties », revendiquant un contrôle quasi total de la région. Al Jazeera, qui rapporte ces propos, précise que cette affirmation n'a pas pu être vérifiée de manière indépendante.
Le président du TPLF, Debretsion Gebremichael, reconnaît que des forces fédérales occupent certaines zones, mais assure que ses combattants contre-attaqueront « en temps voulu », toujours selon Al Jazeera. Deux récits s'affrontent donc sur une région de six à sept millions d'habitants, où l'information circule au compte-gouttes.
Mekelle se vide, l'Afar piégé
Sur le terrain, des milliers d'habitants ont fui Mekelle, la capitale régionale, à l'approche des troupes gouvernementales. Les forces tigréennes se sont emparées des aéroports d'Axoum et de Shire. Dans la région voisine de l'Afar, environ 80 000 personnes se retrouvent prises au piège des combats dans les localités d'Erebti et d'Abaala, rapporte Al Jazeera.
La guerre a également atteint la capitale fédérale : des explosions ont été entendues à Addis-Abeba le 1er octobre 2026, après l'interdiction par les autorités de tout survol de drone. Des sources diplomatiques citées par Reuters évoquent plusieurs frappes de drones, dont certaines visant le quartier général militaire.
Une alliance de sept groupes armés
Les combats ont repris en septembre 2026. Le 20 septembre, sept groupes armés ont scellé une alliance contre le premier ministre Abiy Ahmed, prix Nobel de la paix 2019. Le précédent conflit au Tigré, entre 2020 et 2022, avait fait des centaines de milliers de morts.
Le volet diplomatique s'est effondré en deux jours : Addis-Abeba a ordonné à dix diplomates érythréens de quitter le pays sous 48 heures et annoncé la fermeture de son ambassade à Asmara, accusant l'Érythrée d'« actes d'hostilité », que celle-ci démente. L'Érythrée a rompu à son tour ses relations avec l'Éthiopie le 2 octobre 2026. Les deux pays partagent plus de 800 kilomètres de frontière avec le Tigré.
Le risque d'un embrasement régional
Interrogés par Al Jazeera, le chercheur Ahmed Soliman (Chatham House) et l'universitaire Laura Hammond (SOAS, Londres) évoquent un danger réel d'extension du conflit, notamment vers le Soudan voisin, déjà en guerre. L'armée soudanaise accuse l'Éthiopie de soutenir ses rebelles ; Addis-Abeba rejette ces accusations.
L'Union africaine appelle à la « retenue maximale » et dénonce les accusations croisées entre Éthiopie, Érythrée et Égypte. La Corne de l'Afrique concentre aujourd'hui trois crises imbriquées — Tigré, Érythrée, Soudan — dont le coût est d'abord payé par des civils privés d'eau, de soins et d'information.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.