Éthiopie : quatre ans après l'accord de Pretoria, le Tigré et Addis-Abeba de nouveau en guerre

Le nord de l'Éthiopie a basculé de nouveau dans la guerre : depuis le 23 septembre 2026, les forces du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) et l'armée fédérale s'affrontent sur plusieurs fronts, au Tigré, en Afar et en Amhara, selon Africanews, Al Jazeera et France 24. Les autorités tigréennes se disent désormais en « guerre totale » contre le gouvernement d'Abiy Ahmed.
Une escalade en quelques jours
Le 21 septembre, sept groupes armés ont annoncé la formation d'une coalition baptisée Alliance des forces populaires éthiopiennes, d'après Al Jazeera. Chaque camp rejette la responsabilité sur l'autre : un responsable du TPLF, Abdisalam Balema, accuse l'armée d'avoir lancé une offensive dans le sud du Tigré, tandis que Getachew Reda, conseiller du Premier ministre, affirme que le TPLF a attaqué en premier.
Les forces tigréennes se sont emparées d'aéroports de la région, poussant Ethiopian Airlines à suspendre ses vols vers le Tigré. Des combats intenses sont signalés autour d'Abala, en Afar, que les rebelles disent avoir conquis, ainsi que dans la zone du Nord-Wollo, en Amhara, jusqu'aux abords de Lalibela, site classé au patrimoine mondial de l'Unesco, rapporte Africanews. Des perturbations d'Internet touchent le nord du pays.
L'armée fédérale affirme, selon France 24, avoir tué 272 combattants rebelles et en avoir blessé 260 en 48 heures. Ces chiffres n'ont pas pu être vérifiés de manière indépendante.
Le spectre de 2020-2022
Le rapport de forces reste déséquilibré : l'État fédéral dispose, d'après Africanews, d'environ 500 000 soldats et d'un important arsenal de drones.
Le rapport de forces reste déséquilibré : l'État fédéral dispose, d'après Africanews, d'environ 500 000 soldats et d'un important arsenal de drones. Un analyste du cabinet Verisk Maplecroft estime que les rebelles cherchent à s'emparer d'axes logistiques pour gêner le ravitaillement de l'armée.
Les appels au dialogue se multiplient
L'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), l'organisation régionale de la Corne de l'Afrique, a appelé à un cessez-le-feu et à la reprise du dialogue ; l'ONU s'est dite préoccupée par les frappes de drones. Pour l'Union africaine, garante de l'accord de Pretoria, l'enjeu est désormais de sauver une paix qu'elle avait elle-même négociée, alors que des analystes craignent une extension régionale du conflit. Pour les civils du nord de l'Éthiopie, déjà éprouvés par des années de violence, la priorité est l'accès humanitaire et la protection des populations.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.