Fièvre aphteuse : l'UE suspend la viande namibienne, 127 cas confirmés dans la région de Kharas

Story Africa·7 octobre 2026·2 min de lecture
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L'Union européenne a temporairement suspendu ses importations de viande fraîche de bovins, d'ovins et de caprins en provenance de Namibie, après la confirmation d'un foyer de fièvre aphteuse dans la région de Kharas, dans le sud du pays. Au 5 octobre 2026, 127 cas étaient confirmés sur 15 fermes, selon les informations rassemblées par allAfrica.

Les services vétérinaires namibiens ont inspecté plus de 29 000 animaux sur 68 exploitations. Le gouvernement a mis en place des contrôles de mouvement, des barrages routiers, un dispositif de surveillance et de traçabilité, et prévoit une zone tampon de confinement. Les clôtures vétérinaires sont renforcées aux frontières avec le Botswana et l'Afrique du Sud, deux pays qui dépendent eux aussi du statut sanitaire de la sous-région pour exporter.

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Une filière bâtie sur un statut sanitaire

La Namibie n'est pas un exportateur de viande comme les autres : c'est l'un des rares pays africains autorisés à vendre du bœuf frais sur les marchés européen, britannique et norvégien, parmi les plus exigeants au monde en matière sanitaire. Cette porte d'entrée, obtenue au terme de décennies d'investissement dans la traçabilité du bétail, repose entièrement sur la reconnaissance d'une zone indemne de fièvre aphteuse. Selon allAfrica, l'Europe absorbe plus de 80 % des exportations namibiennes de viande bovine.

L'enjeu financier est considérable pour un pays de près de trois millions d'habitants. Le quotidien The Namibian évaluait fin septembre 2026 à 3,3 milliards de dollars namibiens par an la valeur du marché européen pour la filière, et chiffrait à 1,43 milliard les exportations de produits carnés sur les cinq premiers mois de l'année. Le même journal estimait qu'une baisse de 10 % de la production animale coûterait 0,45 point de produit intérieur brut.

Des milliers d'emplois en jeu

Derrière les statistiques, il y a des éleveurs. Les restrictions de mouvement et l'arrêt des abattages commerciaux privent de revenus des exploitations communales comme commerciales, dans une région aride où l'élevage est souvent la seule activité possible. Les milliers d'emplois de la chaîne — fermes, abattoirs, transport, conditionnement — sont exposés.

Les autorités namibiennes ont indiqué travailler à une notification auprès de l'Organisation mondiale du commerce. La question qui se posera ensuite est celle du temps : la reconquête d'un statut indemne se compte en mois, parfois en années de surveillance, et chaque mois de suspension détourne des acheteurs européens vers d'autres fournisseurs. Pour la Namibie, l'épisode illustre la fragilité d'un modèle d'exportation suspendu à la décision d'un seul client.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.