FMI : 4,5 % de croissance attendue en Afrique subsaharienne, mais l'aide bilatérale a fondu d'un quart en un an

Le Fonds monétaire international attend 4,5 % de croissance en Afrique subsaharienne en 2026 et en 2027, selon la mise à jour d'octobre 2026 de ses perspectives régionales, « Resilient Growth, Clouded Outlook », rapportée le 15 octobre par l'Agence Ecofin. La prévision 2026 est relevée de 0,2 point par rapport à avril.
Derrière la moyenne, les écarts sont nets. Les pays exportateurs de pétrole progresseraient de 4,1 %, les autres économies riches en ressources de 3,8 %, et les pays les moins dépendants des matières premières de 6 %, en repli par rapport aux 6,4 % de 2025. L'Afrique du Sud reste à 1,0 %, indique le journal sud-africain IOL.
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C'est l'autre moitié du tableau. L'aide bilatérale destinée à l'Afrique subsaharienne a chuté d'environ un quart en 2025, et l'OCDE anticipe une nouvelle baisse de 12 % en 2026. Pendant ce temps, le coût de l'argent a grimpé : le rendement des obligations américaines à dix ans est passé de 4 % fin février à 5,2 % fin septembre 2026. Des États du continent ont tout de même levé quelque 12 milliards de dollars d'euro-obligations cette année.
Le déficit budgétaire médian s'établirait à 3,3 % du PIB en 2026 et la dette publique médiane à 51,7 % du PIB. Surtout, les seuls paiements d'intérêts absorbent environ 12 % des recettes publiques médianes, dons exclus, sur 2025-2027. Dans certains pays, le service de la dette atteint le tiers des dépenses publiques, précise IOL.
« La croissance par habitant reste faible »
Pour le directeur du département Afrique du FMI, le Mauritanien Zeine Zeidane, ancien Premier ministre, la croissance par habitant « reste assez faible ». À ce rythme, il faudrait près de cinquante ans à la région pour doubler son revenu, contre quinze ans à l'Asie du Sud-Est. Il relève que les besoins de financement des États accaparent une grande part du crédit disponible, au détriment des entreprises.
Des risques alimentaires et climatiques
Les prévisions reposent sur un pétrole à 96 dollars le baril en 2026, puis 87 dollars en 2027, et sur des engrais en hausse de 26 % sur un an. L'inflation médiane remonterait de 3,4 % en 2025 à 4,3 % en 2026, puis 5 % en 2027. Le FMI redoute en outre un épisode El Niño d'une intensité inédite à l'ère moderne : sécheresse prolongée en Afrique australe, inondations à l'est, effets sur l'agriculture comme sur l'électricité.
Ses recommandations : poursuivre l'assainissement budgétaire, mettre en réserve une partie des recettes exceptionnelles des matières premières, cibler les aides sur les ménages vulnérables et préserver l'investissement productif. Autrement dit, à mesure que l'aide extérieure se retire, la marge de manœuvre dépendra d'abord des ressources que le continent saura mobiliser chez lui.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.





