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Ghana : la marocaine Attijariwafa bank prend 55,22 % de Société Générale Ghana

Story Africa·2 octobre 2026·2 min de lecture
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Attijariwafa bank va prendre le contrôle de Société Générale Ghana. Le groupe bancaire marocain a conclu un accord portant sur 55,22 % du capital de la filiale ghanéenne du groupe français, tandis que le Social Security and National Insurance Trust (SSNIT), le fonds de sécurité sociale du Ghana, en acquerra 5 % supplémentaires, selon BusinessDay. L'opération a été rendue publique le 1er octobre 2026, d'après Financial Afrik.

Société Générale Ghana n'est pas une petite enseigne. Basée à Accra, elle emploie plus de 500 personnes et exploite une quarantaine d'agences réparties dans 24 villes du pays, précise BusinessDay. Pour Attijariwafa bank, c'est la porte d'entrée dans l'un des principaux marchés bancaires anglophones d'Afrique de l'Ouest.

Un groupe marocain déjà présent dans 26 pays

Le groupe dirigé par Mohamed El Kettani revendique environ 12 millions de clients, plus de 20 900 salariés et une présence dans 26 pays d'Afrique, d'Europe et du Moyen-Orient. Ses actifs atteignaient 71,7 milliards de dollars en 2025 et il figurait au 979e rang du classement Forbes Global 2000, selon BusinessDay. Il est déjà implanté en Côte d'Ivoire, au Sénégal et au Nigeria.

Mohamed El Kettani a lié la signature à « notre confiance dans les perspectives de développement du Ghana », cité par BusinessDay, et inscrit l'opération dans la stratégie d'expansion du groupe sur les marchés africains anglophones.

Du capital africain qui reprend la main

L'opération dit quelque chose de l'évolution du capitalisme bancaire sur le continent. Pendant des décennies, les grandes enseignes d'Afrique francophone comme anglophone ont été des filiales de maisons mères européennes, décidant depuis Paris ou Londres du crédit accordé aux entreprises africaines. Ici, c'est un groupe marocain, adossé pour une partie à un investisseur institutionnel ghanéen, qui reprend les commandes : une banque panafricaine au service d'une économie africaine, avec une épargne et des centres de décision qui restent sur le continent.

Cela ne dispense pas de vigilance. La concentration bancaire peut aussi se traduire par des frais plus élevés, des agences fermées ou des licenciements, et il appartiendra au régulateur ghanéen de veiller aux engagements pris sur l'emploi et le financement des PME.

La transaction n'est pas encore bouclée : elle reste soumise aux autorisations réglementaires et boursières requises avant que Attijariwafa bank n'en prenne effectivement le contrôle opérationnel, selon BusinessDay.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.