Grand Prix du Rwanda : Human Rights Watch réclame des garanties avant que la F1 ne s'installe à Kigali

Human Rights Watch (HRW) a publié le 16 octobre 2026 une tribune demandant à la Formule 1 de mener « une évaluation approfondie des risques pour les droits humains » avant d'approuver des courses au Rwanda. Le texte est signé de Lewis Mudge, directeur pour l'Afrique centrale de l'organisation.
L'appel vient trois jours après l'annonce, par le président Paul Kagame lors d'un discours à la BK Arena de Kigali le 13 octobre 2026, de la signature d'un accord de dix ans devant amener un Grand Prix au Rwanda d'ici le début des années 2030.
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HRW dit reconnaître l'importance de ce retour de la Formule 1 en Afrique. Mais l'organisation demande trois choses au promoteur du championnat : conduire cette évaluation en consultant la société civile rwandaise et internationale, inscrire dans l'accord des engagements mesurables pour protéger les journalistes rwandais et étrangers qui couvriront l'événement, et prendre au sérieux le risque que le sport automobile serve à blanchir le bilan du gouvernement.
L'organisation précise avoir écrit à la Formule 1 le 24 février pour savoir comment elle entendait répondre à ces risques, et affirme n'avoir reçu aucune réponse.
Les faits avancés par HRW
Selon l'organisation, les autorités rwandaises mènent régulièrement, avant les grands événements internationaux, des rafles contre les personnes sans domicile et les vendeurs ambulants. Les personnes arrêtées seraient retenues dans un entrepôt présenté comme un « centre de transit » jusqu'au départ des visiteurs étrangers ; HRW cite un épisode de ce type avant une conférence internationale en 2021.
Toujours selon HRW, le gouvernement s'en prend aux médias indépendants et aux opposants, au Rwanda comme à l'étranger, et l'organisation fait état de torture, de détentions militaires illégales, de disparitions forcées et d'exécutions extrajudiciaires. Elle rappelle enfin le soutien de Kigali au M23 dans l'est de la République démocratique du Congo, où des forces rwandaises seraient impliquées dans des déplacements forcés, du recrutement forcé, des détentions arbitraires et des meurtres de civils.
La tribune ne fait état d'aucune réaction des autorités rwandaises ni de la Formule 1.
Que le championnat le plus riche du monde revienne enfin sur le continent est une bonne nouvelle, et les Africains n'ont pas à s'excuser de vouloir accueillir les plus grands rendez-vous sportifs. La question posée ici est autre : à quelles conditions, et avec quelles garanties pour ceux qui vivent sur place.
« La Formule 1 ne peut pas faire l'impasse sur les droits humains », résume Lewis Mudge. Défendre les droits des Africains, c'est aussi demander des comptes aux pouvoirs africains quand ils investissent dans l'image plutôt que dans les libertés.
« La Formule 1 ne peut pas faire l'impasse sur les droits humains », résume Lewis Mudge. Défendre les droits des Africains, c'est aussi demander des comptes aux pouvoirs africains quand ils investissent dans l'image plutôt que dans les libertés. La réponse du promoteur du championnat dira ce que vaut sa parole sur le sujet.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.


