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Internet : deux Nigérians bâtissent un réseau pour garder le trafic africain sur le continent

Story Africa·28 septembre 2026·2 min de lecture
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Quand un internaute de Lagos ou de Nairobi ouvre une vidéo, celle-ci voyage souvent depuis un serveur situé en Europe ou en Amérique du Nord. C'est ce détour que veut supprimer FreePass, start-up basée à Lagos et fondée par Chimdi Chiezukwa, son directeur général, et Lionel Orishane. Selon Techpoint Africa, l'entreprise installe des serveurs de cache — des « nœuds de bordure » — directement dans les antennes-relais et les centres de données du continent, afin de stocker localement les contenus les plus demandés.

Moins de kilomètres, moins de données

L'intérêt technique est double : réduire la latence et diminuer la quantité de données consommées pour un même contenu. Sur un continent où le prix de la connexion reste un frein majeur à l'usage, c'est un argument économique autant que technologique.

Le modèle commercial, baptisé ZeroRate CDN, inverse la charge : ce sont les diffuseurs, plateformes de streaming et acteurs de l'éducation en ligne qui paient la livraison, et non l'internaute, qui accède au contenu sans que son forfait soit décompté. Les opérateurs télécoms, eux, reçoivent une part des revenus. « Une seule intégration » suffit pour couvrir plusieurs réseaux et s'étendre dans la région, résume Lionel Orishane auprès de Techpoint Africa, qui y voit la principale barrière à l'entrée de ses concurrents.

Des tests modestes, une ambition continentale

Les chiffres restent ceux d'une jeune entreprise. L'équipe compte une dizaine de personnes, majoritairement des ingénieurs, et n'a levé aucun financement institutionnel : elle fonctionne sur les fonds de ses fondateurs et l'appui d'un investisseur particulier, selon Techpoint Africa. Les essais ont commencé au Kenya en 2023, où cinq chaînes de télévision ont payé environ 150 dollars par mois chacune pendant quatre mois, pour environ 3 000 utilisateurs testeurs. Au Nigeria, la plateforme a diffusé un événement religieux organisé à Abuja.

Côté infrastructure, FreePass exploite une baie dans un centre de données OADC à Lagos, connectée au point d'échange internet nigérian IXPN, et prépare un second raccordement à Nairobi. La start-up est passée par la troisième promotion du programme d'accélération de NigComSat, l'opérateur satellitaire public nigérian, et discute avec Unicloud ainsi qu'avec les gestionnaires d'antennes IHS et Helios, rapporte Techpoint Africa. Au Kenya, elle travaille avec l'opérateur JTL.

Un enjeu de souveraineté numérique

Derrière la technique se joue une question politique : tant que les contenus consultés en Afrique sont hébergés ailleurs, la facture, la performance et le contrôle des infrastructures restent hors du continent. Le média Techcrier résume l'ambition de l'entreprise par une formule simple : garder le trafic internet africain en Afrique.

FreePass reste une petite structure face aux réseaux mondiaux de diffusion de contenu. Mais son pari illustre une tendance de fond : l'infrastructure numérique du continent commence à être bâtie par des ingénieurs africains, pour des usages africains.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.