IRM : la Nigériane Mary-Brenda Akoda annonce pour 2027 un logiciel qui réduit l'examen jusqu'à 90 %

La chercheuse nigériane Mary-Brenda Akoda, installée au Royaume-Uni, a annoncé le 14 octobre 2026 le déploiement au Nigeria et au Royaume-Uni, au second semestre 2027, de GenMRI, un logiciel d'intelligence artificielle qui réduirait jusqu'à 90 % la durée d'un examen d'IRM sur les appareils déjà en service, rapporte le quotidien nigérian This Day.
Concrètement, selon les chiffres qu'elle communique, un examen de vingt minutes tomberait à environ deux minutes, et un examen d'une heure à six minutes. Le logiciel ne suppose l'achat d'aucune machine neuve : il agit sur la reconstruction des images.
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Fondatrice de l'entreprise GenScan AI, elle est diplômée d'informatique de Goldsmiths (Université de Londres) et titulaire d'un Master of Research en intelligence artificielle obtenu avec distinction à l'Imperial College de Londres, où elle a été boursière Google DeepMind. Elle a travaillé comme ingénieure logiciel et chercheuse chez Microsoft, notamment à Cambridge, d'après Nairametrics.
Le 8 septembre 2026, elle a remporté le prix NLNG pour la science et l'innovation, doté de 100 000 dollars et décerné par Nigeria LNG. Le jury, présidé par l'ancienne ministre des Communications Omobola Johnson, l'a choisie parmi 237 candidatures, un record, alors que l'édition 2025 n'avait désigné aucun lauréat. Elle est la première femme et la première millénniale à remporter ce prix à titre individuel, souligne Nairametrics.
Ce qui est démontré, et ce qui ne l'est pas
Les résultats avancés sont ceux de la chercheuse. GenMRI a été construit et validé sur plus de 8 800 images d'IRM ; une évaluation technique fait état d'une similitude atteignant 99,7 % avec les images classiques, pour une accélération de quatre à dix fois.
Au Buckinghamshire Healthcare NHS Trust, un radiologue a comparé des images sans savoir lesquelles venaient du logiciel : selon Mary-Brenda Akoda, il les a jugées « diagnostiquement équivalentes » aux IRM conventionnelles dans tous les cas examinés. This Day ne mentionne ni publication évaluée par les pairs, ni homologation réglementaire à ce stade.
Un enjeu d'accès, pas de prestige
L'intérêt pour le continent est ailleurs que dans la performance technique. Les systèmes de santé africains comptent très peu d'appareils d'IRM, et chaque machine est un goulot d'étranglement : multiplier le nombre de patients passés dans un scanner existant vaut, en pratique, plusieurs scanners achetés. Le jury du prix a retenu ce raisonnement, estimant que l'innovation pouvait réduire les délais d'attente dans des systèmes aux ressources contraintes comme celui du Nigeria.
« Chaque seconde compte », résume la chercheuse, citée par This Day, en rappelant que la rapidité du diagnostic décide souvent de l'issue d'un AVC ou d'un cancer. Formée à Londres, employée par Microsoft, primée à Lagos, elle choisit de lancer son produit simultanément dans son pays d'accueil et dans son pays d'origine. C'est le scénario que la diaspora africaine réclame depuis longtemps : non pas rentrer, mais ne plus avoir à choisir.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.


