Kampala réunit les chefs d'armée de quinze pays africains sur les missions militaires hors guerre

L'Ouganda accueille du 5 au 8 octobre 2026, au Speke Resort Munyonyo de Kampala, la première conférence africaine consacrée aux « opérations militaires autres que la guerre ». La rencontre est organisée par le ministère ougandais de la Défense et des Affaires des vétérans et par les Forces de défense du peuple ougandais (UPDF), selon la Uganda Broadcasting Corporation.
La conférence est présidée par le général Muhoozi Kainerugaba, chef d'état-major des armées ougandaises, selon l'UPDF, qui annonce la présence de chefs de défense de quatorze pays africains. La UBC recense pour sa part au moins quinze pays représentés : l'Ouganda, le Kenya, la Tanzanie, le Rwanda, l'Afrique du Sud, l'Éthiopie, l'Égypte, le Ghana, la Somalie, le Soudan du Sud, le Zimbabwe, le Malawi, le Mali, Djibouti et les Comores. S'y ajoutent l'Union africaine, la Communauté d'Afrique de l'Est, la Force d'attente est-africaine, l'IGAD, la Capacité régionale nord-africaine et la CEDEAO.
Ce que les armées font quand elles ne font pas la guerre
Le thème peut sembler technique ; il décrit en réalité l'essentiel de l'activité quotidienne de nombreuses armées du continent. Au programme figurent les menaces transnationales, la cybersécurité, l'intelligence artificielle, les systèmes aériens sans pilote, les opérations de soutien à la paix, la parité entre les femmes et les hommes, le changement climatique, la gestion des catastrophes, la sécurité maritime et frontalière, la protection des infrastructures critiques et la responsabilité juridique.
Des commandants de missions de maintien de la paix participent aux travaux, notamment ceux engagés en Somalie, en République démocratique du Congo au sein de la Monusco et à Abyei avec l'UNISFA, toujours selon la UBC.
Une doctrine africaine à écrire
L'UPDF résume l'ambition en une formule : une approche « panafricaine, menée par l'Afrique, préventive et coopérative », qui place la sécurité humaine au premier plan. Kampala dit viser un cadre régional piloté par l'Union africaine, couvrant des principes communs, des règles d'engagement, le partage du renseignement et la responsabilité.
L'intérêt de ce rendez-vous tient à ce qu'il réunit des institutions africaines pour penser une doctrine conçue ailleurs. L'expression « military operations other than war » vient du vocabulaire militaire américain ; or les réalités que les armées africaines affrontent — inondations et sécheresses qui déplacent des populations, épidémies, piraterie dans le golfe de Guinée, trafics transfrontaliers, drones bon marché — ne se laissent pas réduire à des manuels importés.
La présence simultanée de l'Union africaine, de la CEDEAO, de l'IGAD et de la Communauté d'Afrique de l'Est signale aussi un effort d'articulation entre des architectures régionales de sécurité qui se sont construites séparément et qui communiquent parfois mal.
Cette montée en puissance du rôle civil des armées soulève une question que la conférence devra assumer : plus une armée intervient dans la gestion des catastrophes, la santé ou les infrastructures, plus la frontière entre mission militaire et administration civile s'estompe. L'inscription de la responsabilité juridique au programme suggère que les organisateurs en ont conscience. Les conclusions des travaux sont attendues à l'issue de la rencontre, le 8 octobre 2026.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.

