Kenya : 17 morts dans un accident à Salama, 2 150 tués sur les routes au premier semestre 2026

Story Africa·4 octobre 2026·2 min de lecture
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Kenya : 17 morts dans un accident à Salama, 2 150 tués sur les routes au premier semestre 2026
Photo : Anton Gervasyev · CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons · photo d'illustration, couleurs modifiées

Au moins 17 personnes ont été tuées dans un accident de la route survenu le 3 octobre 2026 à Salama, à une centaine de kilomètres au sud-est de Nairobi, sur le grand axe qui relie la capitale kényane au port de Mombasa. Les victimes étaient en majorité des pèlerins catholiques qui se rendaient à un lieu de prière du comté de Nakuru, selon Al Jazeera et Africanews.

D'après les deux médias, la collision s'est produite alors qu'un chauffeur de camion tentait un dépassement. Un minibus de quatorze places transportant les pèlerins a été impliqué, ainsi qu'un ou deux camions. Les décomptes diffèrent légèrement : Al Jazeera évoque le conducteur du minibus et seize passagers, en majorité des femmes ; Africanews fait état de quatorze pèlerins et du chauffeur du minibus, auxquels s'ajoutent trois personnes se trouvant dans un camion.

« Un point noir » déjà connu des autorités

L'Autorité nationale des transports et de la sécurité (NTSA) a confirmé que ce tronçon est un point noir identifié de longue date. Autrement dit, le danger était documenté avant le drame. Martin Kivuva, archevêque du diocèse catholique de Mombasa, a exprimé sa peine, et le président William Ruto a présenté ses condoléances. « Nous avons assisté à un accident assez tragique », a déclaré Justus Mwanzia, membre d'une assemblée de comté, cité par Africanews.

Plus de 5 000 morts par an

Le bilan dépasse largement le cas particulier. Selon les chiffres de la NTSA rapportés par Al Jazeera, 5 009 personnes ont perdu la vie sur les routes kényanes en 2025, et 2 150 au cours des six premiers mois de 2026. À ce rythme, la route tue au Kenya davantage que plusieurs maladies infectieuses suivies de près par les autorités sanitaires.

Les causes sont connues des usagers comme des ingénieurs : voies uniques saturées de camions sur les corridors portuaires, dépassements à haut risque, absence de séparateurs centraux, éclairage insuffisant, contrôle technique inégal des véhicules de transport collectif, et un réseau conçu pour l'exportation de marchandises avant le transport des personnes.

Une urgence continentale sous-financée

L'Afrique concentre la mortalité routière la plus élevée au monde rapportée au nombre de véhicules, alors que les budgets de sécurité routière restent marginaux face aux dépenses de construction. Les mesures qui sauvent des vies sont pourtant identifiées : séparation des flux sur les corridors à fort trafic, aménagement systématique des points noirs recensés, contrôle réel des minibus et bandes rugueuses sur les lignes médianes.

Reste l'essentiel : la NTSA avait classé ce tronçon à risque. La question que posent les familles de Salama n'est pas de savoir si le danger était connu, mais pourquoi il n'avait pas encore été traité.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.