Kenya : l'appareil de forage du Turkana est à Mombasa, premier baril visé en décembre 2026

Le Kenya s'approche de son entrée dans le club des pays producteurs de pétrole : l'appareil de forage terrestre GW70, destiné au bassin de South Lokichar dans le comté de Turkana, a été réceptionné au port de Kilindini, à Mombasa, en provenance d'Oman. L'information a été rendue publique le 25 septembre 2026 par la presse kényane, dont le Daily Nation et le site allAfrica.
L'équipement, loué par la société Gulf Energy E&P auprès de Great Wall Drilling Company, est évalué à plus de 20 millions de dollars, soit environ 2,59 milliards de shillings kényans. Il doit être mis en service avant le démarrage des opérations.
Un calendrier serré
Le forage est programmé pour débuter le 1er novembre 2026, avec un premier pétrole commercial visé dès décembre 2026, selon le Daily Nation. La première phase doit produire 20 000 barils par jour, avant une montée en puissance à 50 000 barils quotidiens lors de la phase deux. Les premières exportations de brut depuis Mombasa sont attendues au premier trimestre 2027.
« Le projet reste en bonne voie pour une première production en décembre 2026 », a affirmé le directeur général de Gulf Energy, Paul Limoh, cité par la presse kényane. Baker Hughes est chargé des services liés aux puits et SLB de l'installation de production anticipée.
Six milliards de dollars, et une question de partage
Le développement du bassin de South Lokichar représente un investissement global d'environ 6 milliards de dollars. Le Kenya en attend plus de 2,9 milliards de dollars de recettes sur la durée de vie du gisement, selon les chiffres relayés par le Daily Nation.
Ces montants disent l'essentiel du débat à venir : le capital engagé est plusieurs fois supérieur à ce que l'État kényan escompte encaisser. La question du partage de la rente, de la fiscalité pétrolière et de la part revenant au comté de Turkana — l'une des régions les plus pauvres du pays — deviendra centrale dès les premiers barils.
Et après le brut ?
Se pose aussi la question de la transformation. Le Daily Nation rappelle que le projet de raffinerie porté par l'homme d'affaires nigérian Aliko Dangote à Lamu reste suspendu à la disponibilité de brut. Un Kenya producteur qui exporterait son pétrole brut pour racheter ensuite des carburants raffinés reproduirait le schéma que dénoncent depuis des décennies les économistes du continent.
Le rendez-vous de décembre 2026 constitue donc un premier test industriel. Le vrai test, lui, viendra ensuite : celui de la chaîne de valeur.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.