Toutes les news

Kenya : les hôpitaux ont jusqu'au 30 septembre pour renouveler leur contrat avec la SHA

Story Africa·28 septembre 2026·2 min de lecture
Partager WhatsApp FacebookXTelegram

Les établissements de santé kényans doivent avoir signé leur nouveau contrat avec la Social Health Authority (SHA) avant le 30 septembre 2026 à 23 h 59, faute de quoi ils ne pourront plus prendre en charge les assurés publics à partir du 1er octobre, a averti l'autorité selon Capital FM, relayé par allAfrica.

Le cycle contractuel qui s'ouvre court du 1er octobre 2026 au 30 juin 2029. Les prestataires qui n'auront pas finalisé leur dossier à temps verront leur accès au portail de la SHA désactivé, ce qui les coupe de fait du système de remboursement public. « Les prestataires sans contrat exécuté ne seront pas autorisés à offrir des services aux bénéficiaires de la SHA après cette date », a déclaré la directrice générale de l'autorité, Mercy Mwangangi, citée par Capital FM.

HAKIKA, la nouvelle plateforme de contractualisation

Le renouvellement passe par HAKIKA, une plateforme électronique lancée le 18 septembre 2026. Elle permet de déposer les demandes en ligne, de téléverser les pièces justificatives, de faire vérifier les licences, d'exécuter les contrats et de suivre l'avancement des dossiers. Selon le site kényan Kenyans.co.ke, le dispositif vise aussi à clarifier les conditions de prise en charge, les tarifs de remboursement, les normes de qualité et les mécanismes de règlement des litiges.

Les contrats couvrent les prestations financées par quatre fonds : le fonds des soins de santé primaires, le fonds d'assurance santé sociale, le fonds pour les urgences et les maladies chroniques et critiques, et le fonds du régime médical des agents publics.

Une réforme née des reproches faits au système

Cette refonte intervient après des mois de critiques adressées à la SHA par les établissements : retards de paiement, rejets de dossiers de remboursement, lourdeurs des autorisations préalables. L'autorité présente HAKIKA comme une réponse à ces griefs, en promettant davantage de transparence entre le payeur public et les prestataires.

Reste la question la plus sensible : la continuité des soins. La SHA a demandé aux structures non contractualisées d'orienter leurs patients vers des établissements sous contrat. Dans les zones rurales où l'offre de soins est déjà clairsemée, ce transfert n'a rien d'évident et peut allonger considérablement les distances à parcourir.

Le Kenya s'est engagé dans l'une des réformes de couverture santé universelle les plus ambitieuses du continent, observée de près d'Accra à Kigali. Sa réussite se jugera moins à la qualité de ses plateformes numériques qu'à la capacité d'un villageois à être soigné sans avoir à payer d'avance. Le 1er octobre 2026 constituera le premier test grandeur nature de ce nouveau cycle.

Cet article t'a plu ? Fais-le tourner.

Partager WhatsApp FacebookXTelegram

Reçois l'actu africaine en direct sur ton téléphone

Gratuit, sans inscription : rejoins la chaîne Story Africa.

Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.