Le Nigeria et l'Union européenne sur le point de conclure un accord de réadmission des migrants

Le Nigeria et l'Union européenne s'apprêtent à finaliser un accord de réadmission des migrants, ont annoncé le 21 septembre 2026 la ministre nigériane des Affaires étrangères, Bianca Odumegwu-Ojukwu, et le commissaire européen à l'intérieur et aux migrations, Magnus Brunner, en marge de la 81e Assemblée générale des Nations unies à New York, rapporte le quotidien nigérian Daily Trust.
Le texte ne se limite pas au retour des personnes en situation irrégulière. Il englobe l'aide à la réintégration des personnes revenues, le soutien aux infrastructures, l'ouverture de voies légales de migration, la gestion des frontières, la lutte contre la criminalité organisée transnationale, l'échange d'informations avec Europol et des partenariats consacrés aux talents et aux compétences.
Magnus Brunner a estimé que la finalisation offrirait « une base » pour une coopération élargie entre Abuja et Bruxelles sur les migrations. La ministre nigériane a de son côté insisté sur une exigence : que la coopération migratoire ne porte pas atteinte aux intérêts de développement de son pays. Le chantier est ouvert depuis 2016 et avait été largement discuté en mars 2026, lors du 8e dialogue ministériel Nigeria-UE. Une visite de suivi est annoncée pour novembre 2026 à Abuja.
70 600 retours depuis 2017, 44 500 accompagnements
Ces négociations se déroulent sur un arrière-plan chiffré. Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), 70 600 Nigérians sont rentrés au pays depuis 2017 après une tentative de migration irrégulière, et plus de 44 500 d'entre eux ont bénéficié d'une aide à la réintégration, les autres étant encore en cours de prise en charge. Ces données ont été présentées lors d'un atelier organisé les 21 et 22 septembre 2026 à Kano avec des journalistes et des animateurs de radio.
Le responsable de la communication de l'OIM au Nigeria, Elijah Alaigwu, y a défendu l'idée que les médias sont des « partenaires clés » face à la désinformation sur les migrations. L'agence travaille avec la Commission nationale pour les réfugiés, migrants et déplacés internes (NCFRMI) et l'Agence nationale de lutte contre la traite des personnes (NAPTIP).
La traite, angle mort du débat sur les retours
À Kano, le responsable de la sensibilisation de la NAPTIP, Umar Muhammad, a fait état de 154 plaintes reçues entre janvier et septembre 2026 pour traite d'êtres humains, travail des enfants et maltraitance, et de neuf condamnations prononcées, assorties de peines de six à sept ans.
Pour la diaspora nigériane, la plus nombreuse d'Afrique de l'Ouest en Europe, le test sera la réciprocité. Un accord de réadmission qui organise efficacement les retours sans ouvrir de véritables voies légales de mobilité — visas de travail, reconnaissance des diplômes, circulation des étudiants — reviendrait à faire porter à Abuja le coût politique et social d'une politique migratoire décidée ailleurs.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.