Libye : Aguila Saleh écarté de la présidence du Parlement de l'Est après douze ans

Le Parlement libyen basé dans l'est du pays a destitué son président Aguila Saleh le 6 octobre 2026, mettant fin à près de douze années à la tête de l'institution, rapporte Africanews. Il est remplacé par Al-Salhin Abdulnabi al-Obeidi, ingénieur et député de la ville de Tobrouk.
Aguila Saleh présidait la Chambre des représentants depuis 2014. Son nom était devenu indissociable de la fracture institutionnelle libyenne : d'un côté le gouvernement d'union reconnu par les Nations unies à Tripoli, de l'autre l'administration rivale de l'Est, adossée aux forces du général Khalifa Haftar, dont Saleh était un appui politique.
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La destitution est l'aboutissement d'un bras de fer sur les règles internes de l'assemblée. Selon Africanews, 98 députés avaient préalablement approuvé une réforme limitant à douze mois la durée du mandat de président du Parlement — une mesure qui visait directement un homme en poste depuis plus d'une décennie. Aguila Saleh avait contesté ce vote, estimant qu'il n'était « ni officiel ni doté d'effet juridique ». Ses opposants ont poursuivi la procédure jusqu'au bout.
Ce basculement intervient alors que les fils de Khalifa Haftar consolident leurs positions dans l'appareil sécuritaire et économique de l'Est libyen. Le départ d'une figure civile installée de longue date pose la question de l'équilibre entre le politique et le militaire dans cette partie du pays.
Ce que cela change pour la transition
La Chambre des représentants n'est pas une assemblée ordinaire : élue en 2014, jamais renouvelée depuis, elle détient une part décisive du pouvoir de validation sur la feuille de route électorale libyenne. C'est elle qui, avec le Haut Conseil d'État de Tripoli, bloque ou débloque l'adoption d'un cadre constitutionnel pour des élections nationales. Les Libyens attendent un scrutin présidentiel et législatif depuis le report de décembre 2021.
Changer de président de Parlement ne suffira pas à sortir le pays de l'impasse ouverte par la chute de Mouammar Kadhafi en 2011. Mais l'arrivée d'un élu de Tobrouk à ce poste, et la limitation du mandat à un an, introduisent une rotation dans une institution figée. Reste à savoir si le nouveau président disposera d'une marge réelle face aux pouvoirs militaires de l'Est, et si la décision sera reconnue par l'ensemble des députés — les précédentes tentatives d'écarter Aguila Saleh avaient toutes échoué.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.





