Libye : état d'urgence à Mizda et hôpital évacué après des inondations dans l'ouest du pays

Des pluies torrentielles se sont abattues dans la nuit du jeudi 24 au vendredi 25 septembre 2026 sur plusieurs villes de l'ouest de la Libye, provoquant inondations, glissements de terrain et coupures d'électricité, rapporte La Presse de Tunisie.
Les zones les plus touchées se situent dans la région du Djebel Gharbi et dans les secteurs au sud-ouest de Tripoli. Les eaux sont montées de manière critique dans les oueds et dans des quartiers d'habitation, coupant des routes et bloquant des habitants chez eux.
Un hôpital entièrement évacué
L'hôpital de Nesma, dans le Djebel Gharbi, a été « totalement évacué » le matin du 25 septembre 2026, selon La Presse de Tunisie : patients, résidents, personnel médical et administratif ont été mis à l'abri dans des habitations après que des torrents d'eau de pluie ont envahi l'établissement.
À Mizda, ville de moins de 30 000 habitants située à environ 165 kilomètres au sud de Tripoli, la municipalité a déclaré l'état d'urgence. La chute de nombreux poteaux électriques y a provoqué une panne de courant générale, a indiqué le porte-parole de la municipalité, Omar Kachaka, cité par le même média. Des habitations ont été encerclées par les eaux, des habitants se sont retrouvés piégés dans des coulées de boue ou dans leurs véhicules, et les dégâts matériels sont décrits comme importants. L'hôpital de Mizda a accueilli plusieurs personnes affectées par les intempéries, sans que leur état ait été précisé.
La réponse des autorités
Le chef du gouvernement d'unité nationale, Abdelhamid Dbeibah, a ordonné aux services concernés de mobiliser sans délai l'ensemble de leurs ressources, de dégager les routes et de rétablir les services essentiels, selon le communiqué gouvernemental relayé par La Presse de Tunisie.
Les autorités locales et la protection civile ont renouvelé leurs appels à la vigilance, demandant aux habitants de s'éloigner des lits d'oued et des zones de basse altitude. Aucun bilan humain consolidé n'a été communiqué à ce stade.
Ce que révèlent ces crues
Au-delà de l'épisode météorologique, ces inondations posent une question d'infrastructures : réseaux électriques fragiles, drainage urbain insuffisant, habitat construit à proximité d'oueds qui peuvent se remplir en quelques heures. Ce sont des vulnérabilités que partagent de nombreuses villes du Maghreb et du Sahel, exposées à des pluies de plus en plus brutales sur des sols secs incapables d'absorber l'eau.
La protection des populations dépend moins de la prévision que de l'entretien : digues, canalisations, systèmes d'alerte, plans d'évacuation. Autant de chantiers qui supposent, en Libye, des institutions en capacité de planifier sur le long terme.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.