Madagascar : El Niño menace le Grand Sud, près de 270 000 enfants exposés à la malnutrition aiguë

Story Africa·8 octobre 2026·2 min de lecture
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Dans le Grand Sud de Madagascar, la région la plus pauvre du pays, le Programme alimentaire mondial (PAM) redoute une crise alimentaire d'une ampleur inédite : environ 3,7 millions de personnes pourraient basculer dans une insécurité alimentaire de niveau « crise », et 39 % des enfants de moins de cinq ans, soit près de 270 000 enfants, pourraient souffrir de malnutrition aiguë d'ici le mois d'avril. Ces projections ont été rapportées le 7 octobre 2026 par Africanews, depuis les villages d'Ifotaka, d'Amboasary-Atsimo et de Manindra.

La période de soudure, ce creux entre deux récoltes, n'a pas encore commencé. Mais les pluies manquent déjà, et l'épisode El Niño annoncé d'une intensité exceptionnelle pourrait précipiter la dégradation. « Malheureusement, il n'y a pas de pluie », résume James Tsirimalaza, 46 ans, agriculteur à Manindra, cité par Africanews.

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Trois fois plus d'aléas climatiques en vingt ans

En vingt ans, Madagascar a traversé 35 cyclones, huit inondations et cinq sécheresses sévères, soit trois fois plus d'aléas climatiques que durant les deux décennies précédentes, selon Tania Goosens, directrice du PAM à Madagascar. Le pays compte parmi les plus faibles émetteurs de gaz à effet de serre au monde : il règle une facture qu'il n'a pas creusée.

À l'hôpital d'Amboasary-Atsimo, six enfants malnutris sont morts depuis le début de l'année 2026, contre quinze sur toute l'année 2022. La famine de 2021-2022, que le PAM avait décrite comme la première attribuée au changement climatique, reste dans toutes les mémoires.

L'aide recule quand les prix montent

Le PAM n'atteint plus qu'environ la moitié des 720 000 personnes qu'il prévoyait d'aider, et 35 000 enfants ne bénéficient plus des repas des cantines scolaires. À Amboasary-Atsimo, le logo de l'USAID, démantelée en 2025, reste visible sur les murs de l'hôpital. Dans le même temps, l'inflation alimentaire annuelle est passée de 6,8 % en janvier à 10,4 % en juillet. Plus de 90 % des habitants du Grand Sud vivaient sous le seuil de 2,15 dollars par jour en 2023, selon la Banque mondiale.

Des solutions locales hors de prix

Des réponses existent pourtant, portées par les habitants eux-mêmes. Manjomaro Andrianantenaina, 25 ans, a financé un puits équipé d'une pompe solaire : « je guette le soleil pour pomper l'eau », dit-il. L'installation lui a coûté plus de deux millions d'ariary, environ 400 euros, une somme inaccessible à la majorité. Eva Razafindrazaka, 51 ans, ne peut pas arroser son champ, trop éloigné du point d'eau collectif ; son petit-fils est pris en charge pour malnutrition.

L'irrigation solaire fonctionne, mais elle n'est pas financée à l'échelle des besoins. Les prochains mois diront si l'État malgache et les bailleurs devancent la courbe plutôt que de la constater.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.