Madagascar : un an après la chute de Rajoelina, le colonel Randrianirina gouverne sans nouvelle constitution

Story Africa·12 octobre 2026·2 min de lecture
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Madagascar : un an après la chute de Rajoelina, le colonel Randrianirina gouverne sans nouvelle constitution
Photo : Raveloaritiana Mamisoa · CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons · photo d'illustration, couleurs modifiées

Il y a un an exactement, le 12 octobre 2025, le président malgache Andry Rajoelina quittait le pouvoir à bord d'un avion militaire français, au terme de dix-huit jours de manifestations menées par la jeunesse. Le mouvement était né d'une colère très concrète : les coupures chroniques d'eau et d'électricité. Douze mois plus tard, selon un bilan de RFI repris par allAfrica le 12 octobre 2026, peu des promesses faites depuis ont été tenues.

C'est l'armée qui dirige le pays. Le colonel Michael Randrianirina, commandant de l'unité militaire Capsat, s'est fait installer comme « président de la Refondation de la République de Madagascar » et a promis des élections dans un délai de deux ans.

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« Les revendications de base n'ont toujours pas été satisfaites »

Mihary Rakotondravelo, militant de la génération Z, résume le sentiment d'une partie de ceux qui étaient dans la rue : « Les revendications de base n'ont toujours pas été satisfaites », déclare-t-il à RFI, ajoutant que rien ne prouve qu'une véritable refondation soit en cours. Son groupe siège pourtant dans les comités de consultation nationale chargés de rédiger une nouvelle constitution, un processus aujourd'hui au point mort.

Le pouvoir militaire promet un nouveau texte constitutionnel avant la présidentielle prévue fin 2027. Selon le calendrier annoncé après l'appel lancé en août 2026 par la SADC en faveur d'un « retour à la normalité constitutionnelle », les propositions doivent être présentées en mai, puis soumises à référendum.

Rajoelina à Dubaï, sans poursuites

L'ancien président vit pour l'essentiel en exil à Dubaï et cherche des appuis auprès d'autres dirigeants du continent. En février, il a assisté à une cérémonie officielle en Eswatini, dont le roi avait qualifié sa destitution d'inconstitutionnelle — ce qui avait irrité les militaires au pouvoir à Antananarivo. La plupart de ses députés ont depuis rejoint les nouveaux maîtres du pays ; plusieurs de ses partisans ont fui ou sont emprisonnés.

Rajoelina n'a, lui, fait l'objet d'aucune poursuite. La Cour des comptes a documenté le détournement de ressources publiques au profit de son entourage, mais les députés n'ont jamais voté sa destitution, rappelle RFI.

Une jeunesse qui renverse un président sans violence armée, puis se retrouve un an plus tard à attendre une constitution et une élection : l'histoire malgache rejoint celle de plusieurs pays du continent où la rue fait tomber un pouvoir que l'uniforme récupère. La vraie échéance sera le référendum constitutionnel, et la capacité des militants de 2025 à y peser autrement qu'en spectateurs.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.