Malawi : 19 Malawites arrêtés en Zambie avec 5 400 litres d'essence, le pays n'a plus de devises pour importer

Story Africa·11 octobre 2026·2 min de lecture
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La police de la province de l'Est en Zambie a arrêté 19 ressortissants malawites accusés de faire passer de l'essence en contrebande vers le Malawi, rapporte le 6 octobre 2026 le journal malawite Nyasa Times. À Lundazi, 13 d'entre eux ont été interceptés avec environ 4 500 litres d'essence transportés dans des bidons en plastique à bord de plusieurs véhicules. À Chipata, six autres Malawites et quatre Zambiens ont été saisis avec 905 litres. Au total, plus de 5 400 litres, destinés à Lilongwe, la capitale. L'opération a été confirmée par le commandant de la police provinciale, Robertson Mweemba.

Derrière ces arrestations, il y a d'abord des files d'attente. Le Malawi traverse l'une de ses pires pénuries de carburant depuis des années, avec des queues chroniques dans les stations-service du pays.

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« Pas faible. Zéro. »

Début octobre 2026, le gazole manquait depuis environ trois semaines et l'essence venait de rejoindre la liste, selon Nyasa Times. Happy Jere, président de l'association des détaillants de carburant, estimait les stations urbaines à environ 30 % de leur approvisionnement normal en gazole et les stations rurales à rien du tout : « Pas faible. Zéro. » Le litre de gazole, affiché officiellement à 5 863 kwachas, se revendait au bord des routes entre 10 000 et 15 000 kwachas, soit près de trois fois le prix légal. Pour l'essence, le marché noir atteignait jusqu'à 20 000 kwachas le litre.

Francis Mkandawire, du syndicat des chauffeurs routiers, décrivait des camions immobilisés jusqu'à une semaine dans les files. Sur certains trajets, les voyageurs paient désormais le double de ce qu'ils payaient quelques semaines plus tôt.

Une crise de devises, pas de pétrole

La cause n'est pas la rareté du carburant sur le marché mondial, mais l'absence de dollars pour le payer. Happy Jere le dit sans détour : les files ne diminueront pas tant que le pays n'aura pas les devises nécessaires. La compagnie pétrolière nationale peine à trouver de nouveaux fournisseurs et des modes de paiement alternatifs. Le Malawi, enclavé, fait venir ses produits par Beira au Mozambique et Dar es Salaam en Tanzanie.

Le pays consomme environ un million de litres d'essence et un million de litres de gazole par jour. La facture se paie en monnaie étrangère que l'économie malawite ne gagne pas assez. Happy Jere plaide pour développer les cultures de rente et l'exploitation minière afin de produire ces devises, et pour faire appliquer les contrôles de change par la banque centrale. L'ancien directeur général de la compagnie d'électricité Escom, Kandi Padambo, propose un oléoduc dédié et davantage de transport ferroviaire.

L'équation est celle de plusieurs économies du continent : exporter brut, importer raffiné, et se retrouver à la merci d'un solde de devises. Entre-temps, ce sont des citoyens malawites qui franchissent la frontière avec des bidons.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.