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Mali : moins de 5 % du coton transformé sur place, Bamako crée une société nationale du textile

Story Africa·26 septembre 2026·2 min de lecture
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Premier producteur de coton de la sous-région ouest-africaine, le Mali transforme aujourd'hui moins de 5 % de sa fibre sur son propre sol. Pour rompre avec ce modèle, le gouvernement a créé la Société des Textiles du Mali, annoncée le 29 juillet 2026 en Conseil des ministres, rapporte l'Agence Ecofin.

Cette entreprise publique aura la charge de l'ensemble de la chaîne : filature, tissage, tricotage, teinture, ennoblissement des tissus, confection et commercialisation des produits textiles. L'État prévoit par ailleurs la construction d'une usine de transformation d'une capacité annuelle de 40 000 tonnes. Ni le coût de l'investissement ni le calendrier des travaux n'ont été rendus publics, précise Ecofin.

Des cours qui baissent, une dépendance qui coûte

L'urgence est aussi arithmétique. Le coton est le deuxième produit d'exportation du Mali après l'or, mais la Banque mondiale anticipe un recul du prix moyen de la fibre de 3,5 % sur un an, à 1,65 dollar le kilogramme en 2026, selon les données citées par Ecofin. Autrement dit : un pays qui vend sa fibre brute encaisse la baisse sans aucun amortisseur.

Transformer localement change l'équation. Un mètre de tissu, un vêtement fini ou un fil filé se vendent bien au-dessus de la matière première, et la valeur créée reste dans le pays, avec les emplois industriels qui vont avec.

Une stratégie construite par étapes

La nouvelle société ne part pas de rien. En 2022, le Mali avait lancé la Société malienne de filature (SOMAFIL), conçue pour traiter 45 000 tonnes de fibre par an sur des sites à Bamako et à Koutiala, et adopté un plan de redressement de la Compagnie malienne des textiles (COMATEX), entreprise historique du secteur.

En mai 2025, la Compagnie malienne pour le développement du textile (CMDT) avait pour sa part signé un protocole d'accord avec un consortium allemand de conseil, en vue de développer un complexe industriel textile intégré, toujours selon Ecofin.

Le pari de l'industrialisation

L'objectif affiché est triple : diversifier les sources de revenus, créer de l'emploi industriel et réduire la vulnérabilité du pays aux variations des cours mondiaux.

Reste la partie la plus difficile, et elle n'est pas propre au Mali. L'Afrique de l'Ouest produit du coton depuis plus d'un siècle et l'exporte encore majoritairement brut, faute d'énergie fiable, de financements longs et de débouchés protégés. Les annonces d'usines y sont nombreuses ; les usines qui tournent à pleine capacité, nettement moins. C'est sur ce point précis — et non sur le décret de création — que se jugera la Société des Textiles du Mali.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.