Maroc : plus de 300 Sénégalais dans deux centres du Sud, une soixantaine de mineurs parmi les rescapés

Story Africa·6 octobre 2026·2 min de lecture
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Plus de 300 ressortissants sénégalais candidats à l'émigration irrégulière vers l'Espagne se trouvent actuellement dans les centres d'accueil de Bir Gandouz et d'Al Argoub, dans le sud du Maroc, rapportent le 6 octobre 2026 les médias sénégalais Seneweb et Pulse Sénégal.

Trois embarcations secourues en deux jours

Parmi eux, 190 Sénégalais ont été secourus en mer et débarqués à Dakhla les 2 et 4 octobre 2026, à bord de trois embarcations parties des côtes gambiennes et de Saint-Louis, dans le nord du Sénégal. La destination visée était l'Espagne par la voie atlantique.

Le profil des rescapés frappe : une soixantaine de mineurs figurent parmi eux, ainsi qu'une femme. Des enfants ont donc pris place sur des pirogues pour une traversée que les deux médias décrivent comme particulièrement dangereuse en direction des îles Canaries.

Une trentaine d'interpellations

Une trentaine de personnes présentées par les autorités marocaines comme des organisateurs de départs ou des capitaines d'embarcation ont été interpellées, parmi lesquelles des Sénégalais. Aucune décision de justice les concernant n'a été rendue publique à ce stade.

La réponse consulaire

Le consul général du Sénégal au Maroc s'est rendu au centre d'Al Argoub pour « identifier les compatriotes présents » et s'enquérir de leur situation, indiquent les mêmes sources. Les autorités consulaires assurent que « les dispositions appropriées » sont prises afin de faciliter leur retour au Sénégal dans les meilleurs délais.

Une saison de départs qui s'intensifie

Seneweb et Pulse Sénégal situent ces sauvetages dans une recrudescence des tentatives observée en août et septembre 2026 depuis les côtes gambiennes et sénégalaises. La route atlantique, longue de plus de mille kilomètres jusqu'aux Canaries, reste l'une des plus meurtrières empruntées par les candidats au départ ouest-africains.

Derrière les chiffres, une réalité politique : des centaines de jeunes Sénégalais, et désormais des enfants, estiment que le risque de mourir en mer vaut mieux que de rester. Tant que les perspectives d'emploi et de mobilité légale ne changent pas à Dakar comme à Banjul, les rapatriements consulaires traiteront les conséquences, jamais les causes.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.