Maroc : un an après GenZ 212, des familles réclament la libération de centaines de jeunes

Des mères et des proches de jeunes emprisonnés se sont rassemblés le 26 septembre 2026 à Rabat, au siège de l'Association marocaine des droits humains (AMDH), pour exiger la libération de leurs enfants arrêtés lors des manifestations du mouvement GenZ 212, selon H24Info et l'AFP. Le rassemblement intervient un an après la naissance de cette contestation, la plus large qu'ait connue le royaume depuis une décennie.
Selon l'AMDH, citée par le site AfricActu, environ 650 personnes restent détenues un an après les faits. L'organisation et les collectifs de soutien avancent le mot d'ordre « Free Koulchi » — « libérez-les tous » — pour réclamer une amnistie générale. Human Rights Watch, toujours selon la même source, estime à près de 2 100 le nombre d'interpellations pendant les manifestations, et à au moins 1 400 le nombre de personnes poursuivies en justice, dont 330 mineurs.
Un mouvement né sur les réseaux sociaux
GenZ 212 a émergé fin septembre 2025 sur les réseaux sociaux, sans parti ni direction déclarée. Ses revendications portaient sur l'état des hôpitaux publics, la qualité de l'école et la lutte contre la corruption : une jeunesse qui réclamait moins de dépenses de prestige et davantage de services de base. Plusieurs nuits de heurts ont suivi les premières marches, notamment dans le sud du pays, et des vies ont été perdues, selon la presse marocaine, dont les bilans divergent.
Les autorités marocaines affirment avoir respecté les droits de la défense et la présomption d'innocence, et rappellent que les poursuites visent des dégradations, des incendies volontaires et des violences contre les forces de l'ordre, rapporte le site Entrevue. Entre juin et septembre 2026, les tribunaux ont prononcé des condamnations, mais aussi des relaxes, des libérations et des peines avec sursis. Aucun décompte officiel du nombre de détenus encore incarcérés n'a été publié.
Ce que dit cette affaire de l'Afrique de 2026
Le dossier dépasse les frontières du Maroc. D'Antananarivo à Nairobi en passant par Lagos, des générations nées avec le téléphone portable ont occupé la rue ces deux dernières années pour réclamer des comptes à leurs gouvernements. La façon dont un État traite ces jeunes — procès équitables et dialogue, ou maintien en détention prolongée — dira beaucoup de la solidité de ses institutions.
Les familles réunies à Rabat demandent en priorité le sort des mineurs et des personnes encore en attente de jugement. La prochaine étape se jouera devant les juridictions d'appel et, éventuellement, dans un geste de clémence royale que les collectifs réclament depuis des mois.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.