Migration : les arrivées ouest-africaines en Europe chutent de 59 %, la traversée s'allonge de 750 km

Les arrivées par la mer en Europe de migrants originaires d'Afrique de l'Ouest ont chuté de 59 % au premier semestre 2026 par rapport à la même période de 2025, avec 4 566 personnes enregistrées à leur arrivée, selon des données de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) publiées le 13 octobre 2026 et rapportées par APA News et Seneweb. Les personnes recensées viennent principalement du Mali, du Sénégal, de Guinée et de Gambie.
La route atlantique vers les Canaries concentre 83 % de ces arrivées, précise Seneweb. C'est aussi sur cet axe que le recul est le plus spectaculaire : les arrivées y ont baissé de 62 % entre 2024 et 2025.
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Derrière la statistique, l'OIM décrit un déplacement, pas une disparition. Le renforcement des contrôles au Maroc, en Mauritanie et au Sénégal a poussé les départs plus au sud, vers la Gambie, la Guinée et la Guinée-Bissau. Résultat : environ 750 kilomètres supplémentaires de haute mer, certaines traversées atteignant désormais quelque 2 200 kilomètres, selon les chiffres cités par APA News.
Cet allongement se paie. Sur la route atlantique, l'OIM a recensé 1 172 morts et disparus en 2024 puis 1 215 en 2025, d'après APA News ; Seneweb, citant la même organisation, fait état d'un recul de seulement 4 % du nombre de morts. Les deux lectures convergent sur l'essentiel : la mortalité n'a pas baissé au rythme des arrivées.
« Les pressions se déplacent »
L'OIM résume le phénomène : une baisse des arrivées à un endroit ne signifie pas que « les pressions ont disparu, elles se déplacent simplement ». Sa directrice générale, Amy Pope, appelle à davantage de coopération entre États : « Aucun pays ne peut résoudre ce problème à lui seul », a-t-elle déclaré, selon APA News.
Ce que mesurent vraiment ces chiffres
Les capitales européennes présentent volontiers ces baisses comme la preuve que les accords de contrôle migratoire signés avec les États africains fonctionnent. Les données de l'OIM disent autre chose : elles mesurent l'efficacité des barrages, pas la disparition des raisons de partir. Tant que les routes s'allongent sans que les voies légales ne s'ouvrent, le coût est transféré sur les corps des candidats au départ.
L'OIM réclame le renforcement de la coopération régionale et l'ouverture de voies de migration sûres et régulières. Pour les pays de départ, l'enjeu est aussi intérieur : la jeunesse malienne, sénégalaise, guinéenne et gambienne qui embarque n'a pas changé d'avis sur son avenir, elle a seulement changé d'itinéraire.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.





