Migration : Mohammed VI juge le modèle de coopération « à ses limites » et exclut tout chantage

Story Africa·12 octobre 2026·2 min de lecture
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Migration : Mohammed VI juge le modèle de coopération « à ses limites » et exclut tout chantage
Photo : Hythlodot · CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons · photo d'illustration, couleurs modifiées

Le roi Mohammed VI a déclaré le 9 octobre 2026, devant les deux chambres du Parlement marocain réunies pour l'ouverture de la douzième législature, que le modèle actuel de coopération migratoire « a atteint ses limites », selon le texte du discours rapporté par le magazine marocain TelQuel. Le souverain a lié ce constat aux « crises récurrentes » survenues ces dernières années.

Il a appliqué la même analyse à l'Espagne, pays voisin et premier partenaire du royaume sur ce dossier. Le roi a évoqué des dispositions légales qu'il juge dépassées et des décisions judiciaires qu'il estime éloignées de la réalité, dont l'effet est d'entraver le rapatriement des mineurs et de personnes usurpant le statut de réfugié.

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Le chef de l'État marocain a présenté le partenariat migratoire comme « un choix souverain et un engagement volontaire », en écartant toute pression et tout chantage. Rabat soumettra à ses partenaires un document fixant une vision stratégique qu'il veut « claire et pratique », articulée autour du co-développement, de la compétitivité économique et de la stabilité régionale.

Dans le prolongement des tensions de Sebta

Ce discours intervient après une séquence diplomatique tendue. Le 10 septembre 2026, le ministère marocain des Affaires étrangères avait demandé un examen approfondi des événements survenus à Sebta, afin d'identifier les ingérences et d'éviter leur répétition. Le 24 septembre, à New York, le ministre Nasser Bourita avait affirmé que la non-reprise des migrants et des mineurs relevait exclusivement de la responsabilité de l'Espagne, rappelle TelQuel.

L'enjeu dépasse le seul cas marocain. Depuis des années, les États africains riverains de la Méditerranée sont sollicités par l'Union européenne pour contenir des départs dont ils ne sont souvent pas à l'origine, en échange d'enveloppes financières et d'accords commerciaux. Un chef d'État africain qui exige publiquement la réciprocité et refuse le vocabulaire de la condition déplace le rapport de force dans cette négociation.

Souverainetés, jeunesse et pouvoir des régions

Le discours royal a fixé d'autres priorités à la nouvelle législature, issue des élections du 23 septembre 2026. Le roi a appelé à une nouvelle génération de stratégies couvrant la sécurité hydrique, énergétique et alimentaire, l'émergence industrielle, l'économie numérique et l'intelligence artificielle, en demandant « une plus grande célérité » dans la constitution de réserves stratégiques.

Sur la jeunesse, il a réclamé une vision intégrée allant de l'éducation à la qualification puis à l'insertion économique, avec l'égalité des chances comme principe directeur. Le secteur privé est invité à investir, exporter et créer davantage d'emplois. Le souverain a enfin exigé qu'« aucun retard ni atermoiement » ne subsiste dans l'application de la Charte de la déconcentration, qui prévoit le transfert de compétences et de ressources humaines et financières du centre vers les régions et les provinces.

Reste à mesurer l'écart entre l'annonce et l'exécution. Le document stratégique promis aux partenaires n'a pas encore été publié, et aucun calendrier n'a été rendu public pour la déconcentration.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.