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Minerais : l'Afrique détient 96 % du platine mondial mais moins de 0,4 % des brevets

Story Africa·28 septembre 2026·2 min de lecture
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L'Afrique concentre l'essentiel des minerais nécessaires à la transition énergétique mondiale, mais reste quasi absente des industries qui les valorisent. C'est le constat d'une étude commandée par la Banque mondiale et signée des chercheurs Gideon Ndubuisi, Elvis Korku Avenyo, Solomon Owusu et Woubet Kassa, publiée le 27 septembre 2026 dans The Conversation Africa.

Des réserves considérables, une industrie absente

Les chiffres avancés par les auteurs donnent la mesure de l'atout continental : l'Afrique détiendrait 96 % des réserves mondiales de métaux du groupe du platine, 77 % de celles de phosphate et 55 % de celles de cobalt. Sur 41 minerais de transition recensés, 48 pays africains en possèdent au moins un. L'Afrique du Sud en compte 24, le Nigeria et la République démocratique du Congo quatorze chacun.

La demande, elle, explose : selon l'étude, une voiture électrique mobilise six fois plus de minerais qu'un véhicule à essence ou diesel, et une centrale éolienne neuf fois plus qu'une centrale à gaz.

Mais la chaîne de valeur échappe au continent. Les chercheurs relèvent que la Chine absorbe plus de 40 % des exportations annuelles de minerai brut africain, que la part africaine des brevets déposés dans ce secteur entre 2017 et 2023 est restée sous 0,4 %, et que la part africaine des exportations demeure inférieure à 1 % dans toutes les catégories de produits transformés.

Le prix de la matière brute

L'écart se lit dans un seul chiffre cité par l'étude : le cobalt congolais peut se vendre 5,80 dollars le kilogramme au point d'extraction, contre 16,20 dollars après raffinage local. Près du triple, pour un minerai qui quitte aujourd'hui le continent avant d'être transformé ailleurs.

Coopérer plutôt que se concurrencer

La recommandation centrale des auteurs n'est pas de multiplier les usines nationales, mais de mutualiser. Aucun pays africain, soulignent-ils, ne réunit seul les volumes, les marchés, l'énergie et les compétences qu'exige une raffinerie ou une usine de batteries rentable. L'étude plaide pour des pôles de transformation partagés entre plusieurs États, la mise en commun des approvisionnements, des infrastructures et de la formation, et des règles harmonisées portées par les institutions du continent.

Elle appelle aussi les bailleurs de développement à financer ces infrastructures communes, et conditionne l'utilité des partenariats étrangers au transfert de technologie et à la formation de la main-d'œuvre locale.

Ce qui vient ensuite

Le message des chercheurs est clair : la souveraineté sur les ressources ne se décrète pas, elle se construit par des usines, des brevets et des ingénieurs formés sur le continent. Tant que le minerai part brut, l'essentiel de la valeur se crée ailleurs.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.