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Minerais : le Nigeria et Washington signent un cadre pour un secteur évalué à 700 milliards de dollars

Story Africa·26 septembre 2026·2 min de lecture
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Le Nigeria et les États-Unis ont signé, le 25 septembre 2026 à New York, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, un accord-cadre destiné à attirer les investissements américains dans le secteur minier nigérian, évalué à 700 milliards de dollars. Le texte a été paraphé par le ministre nigérian du Développement des minerais solides, Dele Alake, et le secrétaire d'État adjoint américain, Christopher Landau, selon le quotidien nigérian ThisDay et Africanews.

Quatre volets, une condition : transformer sur place

Le cadre couvre les données géologiques et l'exploration, le développement et la transformation des minerais, les infrastructures, ainsi que le renforcement des compétences techniques, rapporte ThisDay. Dele Alake a réclamé davantage de transformation locale, des emplois qualifiés et plus de débouchés pour les entreprises nigérianes, d'après Africanews. « Certains accords gèrent le présent, d'autres façonnent l'avenir », a déclaré le ministre, cité par ThisDay.

Les ressources concernées comprennent le lithium, composant essentiel des batteries, mais aussi l'or, l'étain, les pierres précieuses, le minerai de fer et le phosphate, précise Africanews. Selon le ministère nigérian de l'Information, l'accord doit servir de socle institutionnel à des transactions directes entre entreprises des deux pays.

Ce que Washington vient chercher

L'accord s'inscrit dans une séquence assumée : l'administration américaine privilégie désormais les accords d'investissement plutôt que l'aide au développement sur le continent, note Africanews. Washington cherche à sécuriser ses chaînes d'approvisionnement en minerais critiques, alors que la Chine a restreint ses exportations de terres rares et conserve des positions commerciales plus anciennes en Afrique.

Autrement dit, le Nigeria négocie à un moment où ses ressources sont devenues un enjeu stratégique pour une grande puissance. C'est une position de force réelle, à condition que le rapport de force se traduise dans les contrats eux-mêmes.

L'exécution, seul juge

Dele Alake a lui-même posé la limite de l'exercice : c'est la mise en œuvre, et non la signature, qui déterminera le succès du cadre, souligne ThisDay. Les prochaines étapes annoncées consistent à identifier des projets viables, à mobiliser les financements et à bâtir des partenariats commerciaux aux retombées mesurables.

L'enjeu dépasse largement Abuja. Tant que les minerais africains quittent le continent à l'état brut, la valeur ajoutée — raffinage, fabrication de batteries, ingénierie — se crée ailleurs, et les emplois avec elle. La clause de transformation locale mise en avant par le Nigeria sera donc regardée de près par les autres producteurs du continent : elle dira si ce type d'accord change vraiment la règle du jeu, ou s'il se contente de la reformuler.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.