« Ndjimu » : le film congolais sur les creuseurs de cobalt de Mutoshi projeté au Congrès américain

Story Africa·15 octobre 2026·2 min de lecture
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« Ndjimu » : le film congolais sur les creuseurs de cobalt de Mutoshi projeté au Congrès américain
Photo : Crusier · CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons · photo d'illustration, couleurs modifiées

Le documentaire congolais « Ndjimu », du réalisateur Petna Ndaliko Katondolo, a été projeté le mercredi 14 octobre 2026 à 15 heures, heure de Washington, dans la salle SVC 201 du Congrès des États-Unis. La séance, sur inscription et à places limitées, était organisée par Friends of the Congo, Public Citizen, le Conseil général de l'Église méthodiste unie pour les affaires ecclésiastiques et sociales, Earthworks et Action for Congo, rapporte Radio Okapi.

Le film, un court métrage d'une trentaine de minutes, se déroule à la mine de Mutoshi, dans l'ex-Katanga, où des centaines de creuseurs artisanaux extraient le cobalt dans des conditions que Radio Okapi décrit comme « souvent difficiles et dangereuses ». Il filme aussi les communautés riveraines et les terres ancestrales affectées par l'exploitation, et donne la parole à ceux qu'on entend rarement dans les débats internationaux sur les chaînes d'approvisionnement en minerais stratégiques.

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Un cinéaste de Goma dans les couloirs du Capitole

Petna Ndaliko Katondolo est originaire de Goma. Également éducateur et défenseur de l'écologie ancestrale, il lie dans son travail les questions sociales, culturelles et environnementales. « Ndjimu », produit par Alkebu Film Productions, a connu sa première mondiale au Festival international du film de Rotterdam en 2026, où il a reçu l'Ammodo Tiger Short Award. Il a aussi décroché le prix du meilleur court métrage documentaire au festival REGARD 2026 et figuré dans la sélection Doc Fortnight du MoMA, à New York.

Le cobalt, et qui en parle

La projection visait à nourrir la réflexion sur les conséquences humaines de l'exploitation minière et sur l'impact, pour les populations des zones minières, de l'engagement américain en République démocratique du Congo. Le cobalt est indispensable à la transition énergétique et à de nombreuses technologies modernes, rappelle Radio Okapi.

L'endroit où ce film a été montré compte autant que le film lui-même. Les règles qui encadrent l'achat des minerais congolais, les clauses de traçabilité et les accords miniers s'écrivent largement dans des capitales étrangères. Faire entrer dans une salle du Congrès les voix de Mutoshi, sans intermédiaire ni commentaire extérieur, c'est déplacer d'un cran le rapport de force narratif : le creuseur n'y est plus un chiffre dans un rapport de conformité, mais l'auteur de son propre témoignage.

Reste la question que le cinéma pose mieux qu'il ne la résout : la reconnaissance critique d'un film congolais à Rotterdam, à New York puis à Washington changera-t-elle quelque chose pour les habitants de l'ex-Katanga ? « Ndjimu » n'apporte pas de réponse chiffrée. Il installe une exigence : que les premiers concernés soient entendus avant que l'on décide pour eux.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.