Niger : l'État double sa part dans l'uranium de Madaouela et passe à 40 %

Le Niger a annoncé le 23 septembre 2026, par la voix de son ministère des Mines, une nouvelle répartition du capital du projet d'uranium de Madaouela, dans la région d'Agadez : l'État porte sa participation de 20 % à 40 %, tandis que la société australienne Atomic Eagle voit la sienne ramenée de 80 % à 60 % tout en gardant le contrôle opérationnel, rapporte Africa Briefing. La part publique se décompose en 15 % d'intérêt porté, sans obligation de financement, et 25 % d'intérêt contributif.
Un gisement repris à son ancien titulaire
Madaouela renferme environ 116,5 millions de livres d'oxyde d'uranium, soit près de 52 800 tonnes, dont 96,9 millions de livres en ressources mesurées et indiquées. Quelque 160 millions de dollars y ont déjà été investis et 600 000 mètres de forage réalisés, selon Africa Briefing. Le permis d'exploitation avait été attribué en 2016 à la canadienne GoviEx, avant son retrait par Niamey en 2024. L'arbitrage international engagé ensuite a été suspendu en février 2025 pour laisser place à la négociation. GoviEx a fusionné avec Tombador Iron en novembre 2025 pour former Atomic Eagle, précise allAfrica. La société d'exploitation, MAMICO, est désormais détenue à 60 % par le groupe australien et à 40 % par l'État, avec une redevance initiale de 10 millions de dollars et environ 1 000 emplois attendus pour la jeunesse nigérienne.
L'après-Orano
Le secteur a longtemps été dominé par l'industrie française, d'abord Areva puis Orano, détenu à 90 % par l'État français. Niamey a nationalisé sa filiale locale sur fond de dégradation des relations avec Paris, et Orano a engagé des actions en justice contre les autorités nigériennes. Africa Briefing relève le contraste entre ce contentieux non résolu et le compromis de Madaouela, qui élargit la part de l'État sans écarter l'opérateur étranger.
Le canadien Global Atomic poursuit à Dasa
Non loin de là, la Société minière de Dasa (SOMIDA), détenue à 80 % par la canadienne Global Atomic et à 20 % par l'État, est en activité depuis 2022 et vise un achèvement au premier semestre 2028. Global Atomic a obtenu l'accord de l'agence américaine de financement du développement (DFC) pour 414,2 millions de dollars de dette, selon allAfrica.
Reste la question de fond pour un pays classé parmi les premiers producteurs mondiaux d'uranium : ces accords élargissent la part de l'État dans les recettes, mais le minerai continue de partir brut vers des filières de transformation situées hors du continent. La valeur ajoutée, l'emploi qualifié et l'accès à l'électricité pour les Nigériens dépendront des contrats et des infrastructures qui suivront.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.