Nigeria : l'inflation tombe à 14,63 % en septembre 2026, quatrième recul consécutif

Le Bureau national des statistiques du Nigeria (NBS) a publié le 15 octobre 2026 des chiffres très attendus : l'inflation annuelle est tombée à 14,63 % en septembre 2026, contre 15,39 % en août. C'est le quatrième recul mensuel consécutif de l'année, selon Nairametrics, et un écart de 6,35 points avec les 20,98 % enregistrés en septembre 2025.
Le panier alimentaire baisse enfin d'un mois sur l'autre
Le plus lu du moment« L'Afrique n'avait pas d'écriture » : faux, voici huit écritures africaines qui le prouvent →Le signal le plus concret pour les ménages vient de l'alimentation. Sur un mois, les prix alimentaires ont reculé de 1,55 % en septembre, après une hausse de 1,02 % en août. Le NBS cite notamment le riz, les céréales, les œufs, les oignons, l'huile de palme, les légumes, la pomme de terre, la banane plantain et la tomate. En glissement annuel, l'inflation alimentaire reste toutefois élevée, à 19,59 %, contre 20,16 % un an plus tôt.
L'écart entre villes et campagnes demeure marqué : 15,64 % d'inflation annuelle en zone urbaine contre 12,46 % en zone rurale. L'inflation sous-jacente, qui exclut les produits agricoles et l'énergie, est passée de 22,11 % à 12,95 % en un an, mais elle a accéléré de 1,11 % sur le seul mois de septembre, après une quasi-stabilité en août.
Ce que la banque centrale a déjà fait
La désinflation a permis à la Banque centrale du Nigeria (CBN) de desserrer sa politique monétaire : en septembre 2026, son comité de politique monétaire a abaissé le taux directeur de 350 points de base, de 26,5 % à 23 %, rapporte l'Agence Ecofin. Le PIB réel avait progressé de 4,43 % au deuxième trimestre 2026, après 3,89 % au premier, porté par l'agriculture, les services et le secteur pétrolier. Le naira s'échangeait à 1 333 nairas pour un dollar sur le marché des changes NFEM le 14 octobre 2026, selon Nairametrics.
Un ralentissement n'est pas une baisse des prix
Il faut dire aussi ce que ces chiffres ne disent pas. Une inflation annuelle de 14,63 % signifie que les prix continuent de monter, simplement moins vite : l'essentiel du choc de pouvoir d'achat subi depuis 2023 reste acquis, et il n'est pas remboursé par une statistique en baisse. Les contributions à l'indice le rappellent : l'alimentation et les boissons non alcoolisées pèsent 5,85 points, les restaurants et l'hébergement 1,89, les transports 1,56, le logement et l'énergie 1,23, d'après l'Agence Ecofin.
Pour la plus grande économie d'Afrique de l'Ouest, la question des prochains mois est donc moins statistique que politique : la détente des taux se traduira-t-elle en crédit réellement accessible aux petites entreprises, et en salaires qui rattrapent les prix ? La prochaine publication mensuelle du NBS dira si le mouvement se confirme.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.


