Nigeria : la pêche illégale coûte 450 millions de dollars par an, selon le ministre Oyetola

Story Africa·13 octobre 2026·2 min de lecture
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Le Nigeria perd environ 450 millions de dollars par an à cause de la pêche illégale, non déclarée et non réglementée, a affirmé le 12 octobre 2026 à Abuja le ministre de la Marine et de l'Économie bleue, Adegboyega Oyetola, selon le quotidien Daily Trust. Il s'exprimait en recevant Svein Baera, ambassadeur de Norvège au Nigeria, venu lui présenter l'initiative Blue Justice.

Des satellites contre les chalutiers fantômes

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Le programme Blue Justice met gratuitement à la disposition des pays participants des données satellitaires de suivi des navires, en temps réel et sur l'historique, afin de repérer les trajectoires suspectes et d'identifier les bateaux qui échappent à la surveillance. Le Nigeria s'associe au réseau de pays dit « Blue Community », présenté comme un outil de détection des activités maritimes illicites et des autres crimes commis en mer.

Pêché illégalement, revendu au prix fort

Selon le ministre, des opérateurs étrangers pêchent sans autorisation dans les eaux nigérianes, puis écoulent leurs prises sur le marché intérieur à des prix jugés excessifs. « Nous ne pouvons pas continuer à laisser des opérateurs étrangers exploiter illégalement nos ressources marines », a-t-il déclaré, assurant que le gouvernement fédéral est « déterminé à mettre fin à cette pratique ».

Au-delà du manque à gagner fiscal, la pêche illégale fragilise toute la filière nigériane : transformation, stockage, transport et distribution, autant d'emplois et d'investissements menacés, rapporte le Daily Trust. Elle appauvrit aussi les stocks de poissons dont vivent les communautés côtières.

Une bataille engagée depuis des mois

Ce n'est pas la première démarche d'Abuja. En juin 2026, Adegboyega Oyetola avait sollicité une enveloppe de 59 millions d'euros de l'Union européenne, via le West Africa Sustainable Ocean Programme, en recevant l'ambassadeur de l'UE Gautier Mignot, selon le centre d'investigation nigérian ICIR. Il qualifiait alors la pêche illégale de menace directe pour « la sécurité nationale, la souveraineté alimentaire et la survie de nos communautés côtières ».

Produire son poisson plutôt que l'importer

Le ministère annonce vouloir renforcer la surveillance satellitaire et le partage de renseignements, mais aussi soutenir la production locale de poisson pour réduire la dépendance aux importations, créer des emplois et préserver les réserves de devises du pays.

Le dossier dépasse largement le Nigeria. Dans tout le golfe de Guinée, des flottes industrielles étrangères opèrent dans des eaux faiblement surveillées, et les États côtiers africains dépendent souvent de partenaires extérieurs pour obtenir les images satellitaires qui permettraient de les confondre. La souveraineté maritime se joue aussi là : dans la capacité à voir ce qui se passe au large de ses propres côtes.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.