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ONU : à la tribune, le Nigeria réclame deux sièges permanents avec droit de veto pour l'Afrique

Story Africa·26 septembre 2026·2 min de lecture
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Le Nigeria a exigé, le 25 septembre 2026 à New York, qu'au moins deux sièges permanents du Conseil de sécurité de l'ONU reviennent à l'Afrique, avec droit de veto tant que ce privilège existera. Le message a été porté par le vice-président Kashim Shettima, qui lisait la déclaration nationale du président Bola Tinubu devant la 81e Assemblée générale, selon Nairametrics.

Abuja réclame également cinq sièges non permanents pour le continent. Une demande qui n'a rien d'improvisé : elle reprend mot pour mot la position commune africaine, fixée par le Consensus d'Ezulwini et la Déclaration de Syrte adoptés dans le cadre de l'Union africaine.

Un Conseil figé depuis 1945

Pour Kashim Shettima, l'architecture actuelle ne correspond plus aux réalités géopolitiques et affaiblit la légitimité des décisions mondiales. « Le monde de 2026 ne peut rester prisonnier de la répartition du pouvoir de 1945 », a-t-il lancé, d'après Nairametrics. Le Conseil compte quinze membres, dont cinq permanents dotés du veto (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie). L'Afrique, qui rassemble plus d'un quart des États membres de l'ONU, n'y dispose d'aucun siège permanent.

Le paradoxe est d'autant plus frappant que le continent occupe une large part de l'agenda du Conseil. Selon Al Jazeera, sur les 24 résolutions adoptées en 2025 au titre du chapitre VII, celui des sanctions et du recours à la force, 18 concernaient l'Afrique. Autrement dit, l'Afrique est très souvent l'objet des décisions, sans en être co-décideuse permanente.

Le Ghana sur la même ligne

Le Nigeria n'est pas isolé. Le président ghanéen John Mahama a lui aussi affirmé devant l'Assemblée, cité par Al Jazeera, que la réforme du Conseil n'était « pas une faveur faite à l'Afrique » mais une nécessité pour la crédibilité et la survie de l'ONU.

Les obstacles restent entiers

Les négociations sur la réforme, lancées en 2008, n'ont toujours pas abouti. Modifier la Charte des Nations unies exige un vote des deux tiers de l'Assemblée générale puis la ratification des cinq membres permanents, qui rechignent à partager leurs privilèges. Les États-Unis ont dit soutenir en 2024 la création de deux sièges permanents africains, mais sans extension du droit de veto aux nouveaux membres.

Autre question sensible : le choix des pays. Nigeria, Égypte et Afrique du Sud nourrissent des ambitions, mais l'Union africaine n'a pas encore désigné de candidats, rappelle Al Jazeera. L'unité du continent sur ce point sera décisive pour transformer une revendication ancienne en victoire diplomatique.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.