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Ouganda–Soudan du Sud : la BAD finance 121 millions de dollars pour une ligne électrique de 299 km

Story Africa·26 septembre 2026·2 min de lecture
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L'Ouganda a lancé la mise en œuvre de l'interconnexion électrique avec le Soudan du Sud, après avoir obtenu 91,7 millions d'unités de compte, soit environ 121 millions de dollars, du Fonds africain de développement, guichet concessionnel du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), a rapporté Nile Post le 25 septembre 2026.

Une autoroute électrique de 400 kV

Le projet, baptisé SUPIP (South Sudan–Uganda Power Interconnection Project), prévoit environ 299 kilomètres de ligne à haute tension de 400 kilovolts à double circuit entre Olwiyo, dans le nord de l'Ouganda, et Juba/Gumbo, au Soudan du Sud, ainsi que des postes électriques.

Pour le Soudan du Sud, dont le réseau électrique reste très limité, le projet promet une électricité plus fiable et potentiellement moins chère, selon Nile Post. La Commission européenne, qui présente ce corridor d'environ 300 km dans le cadre de son initiative Global Gateway, y voit un moyen de stimuler le commerce transfrontalier d'électricité et l'accès aux services de base.

Des gains pour les deux pays

Pour le Soudan du Sud, qui dépend largement de générateurs coûteux, le projet promet une électricité plus fiable et potentiellement moins chère. Selon des chiffres relayés par AllAfrica, la ligne doit permettre d'échanger en moyenne 624 GWh par an entre les deux pays et d'améliorer l'accès à l'électricité de 286 710 personnes au Soudan du Sud.

L'Ouganda, lui, y gagne un débouché régional pour ses surplus de production et un réseau renforcé dans le nord. Le projet doit aussi intégrer le Soudan du Sud au Pool énergétique de l'Afrique de l'Est (EAPP).

Calendrier

La mise en œuvre doit s'étaler de 2026 à 2029, a précisé Daniel Okelo, responsable du développement du réseau au ministère ougandais de l'Énergie, cité par Nile Post. Elle mobilise le ministère de l'Énergie, celui des Finances, la société publique de transport d'électricité UETCL et la BAD.

Ce chantier illustre une tendance de fond : l'intégration énergétique régionale, financée par une institution africaine, comme levier de développement et de stabilité. Un enjeu majeur pour un continent où des centaines de millions de personnes n'ont toujours pas accès à l'électricité.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.