Ouganda : un accord pour transformer sur place l'or des orpailleurs de Karamoja

Une raffinerie ougandaise et une association d'orpailleurs du Karamoja ont scellé un partenariat destiné à formaliser l'extraction artisanale de l'or et à en transformer davantage sur le sol national. Euro Gold Refinery et la Kakoka Artisanal Miners Association, basée dans le district d'Abim, dans le nord-est du pays, ont signé un mémorandum d'accord le 11 août 2026, rapporte le journal The Independent de Kampala dans son édition du 25 septembre 2026.
Assistance technique contre production traçable
Aux termes de l'accord, la raffinerie s'engage à fournir aux mineurs une assistance technique, un appui au développement des infrastructures d'extraction, la promotion de pratiques minières responsables et une transformation à valeur ajoutée sur place. L'entreprise est dirigée par Benard Feni. Le dispositif vise un secteur artisanal largement informel, dont une bonne part de la production échappe aux circuits officiels.
Euro Gold Refinery, mise en service en juillet 2025, opère dans six zones aurifères du pays : Busia, Mubende, Buhweju, Kassanda, le Nil occidental et le Karamoja. Selon The Independent, 70 % de son personnel est composé de travailleurs ougandais formés aux métiers du raffinage. L'entreprise a par ailleurs signé en avril 2026 un contrat avec la Banque d'Ouganda, la banque centrale, dans le cadre de la constitution de réserves d'or nationales — une orientation que plusieurs banques centrales africaines ont adoptée pour réduire leur exposition aux devises étrangères.
Des milliards qui sortent du pays sans contrôle
Le Karamoja, dans le nord-est du pays, est l'une des régions les plus pauvres d'Ouganda, où l'orpaillage artisanal fait vivre des communautés entières en marge du cadre légal, à la merci des acheteurs intermédiaires qui fixent les prix. La ministre d'État aux Minéraux, Phiona Nyamutoro, est associée à cette démarche de formalisation, indique le journal.
Le Karamoja, l'une des régions les plus pauvres d'Ouganda, concentre depuis des années une activité d'orpaillage exercée par des milliers de creuseurs sans titre, souvent des femmes, exposés aux accidents comme aux acheteurs intermédiaires qui fixent les prix. La ministre d'État aux Minéraux, Phiona Nyamutoro, est associée à cette démarche de formalisation, indique le journal.
L'enjeu dépasse l'Ouganda. Du Ghana à la République démocratique du Congo, la question est la même : un continent qui exporte sa matière brute cède à d'autres la part la plus rémunératrice de la chaîne. Raffiner localement, tracer la production et faire entrer les orpailleurs dans un cadre légal qui les protège plutôt qu'il ne les criminalise est l'une des conditions pour que l'or africain profite d'abord aux Africains. Reste à vérifier que l'accord d'Abim se traduira en revenus réels pour les mineurs.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.