RDC : 1,3 million d'euros pour payer les avocats des victimes de violences sexuelles dans l'Est

Story Africa·5 octobre 2026·2 min de lecture
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RDC : 1,3 million d'euros pour payer les avocats des victimes de violences sexuelles dans l'Est
Photo : Glennstangeland · CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons · photo d'illustration, couleurs modifiées

Le ministre d'État congolais à la Justice, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, et le ministre français de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, ont signé à Kinshasa le 2 octobre 2026 un accord de financement de 1,3 million d'euros destiné à l'accès à la justice des victimes de violences sexuelles liées aux conflits en République démocratique du Congo. Le projet, intitulé « Soutien à l'État de droit en faveur des victimes de violences sexuelles dans les zones de conflit », court sur 2026-2028, rapporte Radio Okapi.

Ce que le financement doit payer

Concrètement, l'enveloppe doit couvrir les frais de procédure et les honoraires d'avocats, jusqu'ici à la charge des plaignantes, déployer des cliniques juridiques mobiles dans les zones affectées, organiser des audiences foraines au plus près des victimes, et former magistrats, officiers de police judiciaire et avocats. Des actions de sensibilisation communautaire sont également prévues, selon le média en ligne Actualité.cd.

La mise en œuvre associe le ministère congolais de la Justice, le Fonds national de réparation des victimes des violences sexuelles (FONAREV), des organisations de la société civile congolaise et des partenaires internationaux.

« La justice ne doit pas être un privilège réservé à ceux qui en ont les moyens », a déclaré le ministre congolais lors de la signature. Son homologue français a résumé l'engagement en une phrase : « Il n'y a pas de paix sans justice ».

Un besoin immense, une enveloppe modeste

L'Est congolais vit depuis plus de vingt ans avec des violences sexuelles utilisées comme arme par des groupes armés, et parfois par des forces régulières. Rapporté aux dizaines de milliers de victimes recensées par les organisations congolaises et les agences onusiennes, 1,3 million d'euros sur trois ans reste une contribution ponctuelle, pas une réponse à l'échelle du problème.

L'essentiel se jouera donc ailleurs : dans la capacité de l'État congolais à doter durablement le FONAREV, créé précisément pour que les réparations ne dépendent pas du calendrier des bailleurs, et dans celle de ses tribunaux à juger les auteurs, y compris lorsqu'ils portent un uniforme.

Pour les femmes et les filles concernées, la mesure la plus tangible de cet accord sera simple : combien d'entre elles pourront pousser la porte d'un tribunal sans avoir à payer.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.