RDC : à Manono, KoBold Metals traque le lithium grâce à l'intelligence artificielle

La compagnie minière américaine KoBold Metals s'appuie sur l'intelligence artificielle pour prospecter le lithium dans le sud-est de la République démocratique du Congo, autour de la ville de Manono, rapporte Africanews le 25 septembre 2026. Une nouvelle frontière technologique dans la course mondiale aux minerais critiques, dont la RDC est l'un des principaux réservoirs.
Des algorithmes nourris de cartes coloniales
Fondée en 2018 et soutenue par Bill Gates et Jeff Bezos, KoBold déploie des équipes de géologues équipés de GPS de haute précision et de tablettes connectées en temps réel à des serveurs en Californie, selon Africanews. Environ 2 000 échantillons de sol sont prélevés chaque semaine pour y détecter des « signatures géochimiques » de pegmatites, les roches qui renferment le lithium.
Le système d'IA croise des cartes géologiques anciennes, des carnets de forage de l'époque coloniale et des images satellites pour produire des modèles prédictifs. Depuis 2025, l'entreprise a obtenu 14 permis d'exploration couvrant plus de 3 000 kilomètres carrés, et prévoit d'investir plus de 50 millions de dollars d'ici début 2027. Son directeur général en RDC, Benjamin Katabuka, évoque des « résultats très encourageants », sans plus de précisions.
Un enjeu géopolitique
Cette implantation s'inscrit dans la stratégie américaine visant à sécuriser l'accès aux métaux stratégiques et à réduire la domination chinoise : selon Africanews, la Chine contrôle 70 à 80 % des marchés congolais du cuivre et du cobalt. Elle fait suite à un accord de partenariat conclu en décembre entre Washington et Kinshasa. La RDC est le premier producteur mondial de cobalt et le deuxième de cuivre, des métaux indispensables aux batteries de la transition énergétique.
Et pour les habitants de Manono ?
La richesse du sous-sol contraste avec la réalité locale. Manono, née au début du XXe siècle pour l'exploitation de l'étain, affiche un taux de pauvreté de 88 %, selon Africanews. Les mineurs employés sur des sites chinois y gagnent moins de 200 dollars par mois. L'administrateur du territoire, Cyprien Kitanga, rappelle que les compagnies passées ont extrait le minerai en laissant derrière elles des trous pour les enfants de Manono.
C'est tout l'enjeu pour la RDC : que l'innovation technologique, d'où qu'elle vienne, ne reproduise pas le vieux schéma extractif. Transformation locale, emplois qualifiés, transfert de compétences et contrôle public des contrats seront les critères pour juger si cette nouvelle ruée profite enfin aux Congolais.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.