Toutes les news

Réparations : le Ghana affirme que Paris, Berlin et La Haye sont prêts à rendre des œuvres

Story Africa·26 septembre 2026·2 min de lecture
Partager WhatsApp FacebookXTelegram

Le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, a affirmé le 23 septembre 2026 à New York que la France, l'Allemagne et les Pays-Bas s'étaient déclarés prêts à restituer des biens culturels pillés. Il s'exprimait lors d'une réunion de haut niveau sur la justice réparatrice, tenue en marge de l'Assemblée générale des Nations unies.

Des engagements réels mais inégaux

Selon le quotidien ghanéen Graphic Online, les Pays-Bas ont entrepris de cataloguer environ 2 000 objets ghanéens en vue d'un rapatriement, l'Allemagne dialogue avec la chefferie de Kpando et la France s'est dotée d'un cadre législatif facilitant les restitutions. Le Royaume-Uni et le Portugal ont offert leur appui. Ablakwa a également indiqué avoir reçu une notification formelle des États-Unis : Washington, qui avait voté contre la résolution onusienne, se dit désormais prêt à « commencer à travailler » avec Accra.

D'Accra à New York

La démarche ghanéenne s'appuie sur la conférence sur la justice réparatrice tenue à Accra en juin 2026 et sur la résolution A/RES/80/250, qui qualifie la traite transatlantique de crime contre l'humanité. Bénin Web TV rapporte que ce texte a été adopté par 123 voix pour, 3 contre et 52 abstentions. Trois mécanismes en découlent, selon le média The Voice of Africa : un conseil consultatif de haut niveau, un groupe mondial d'experts sur la restitution du patrimoine et un groupe juridique mondial.

Accra présente le retour des œuvres comme la première cible concrète, avant les excuses officielles, l'allègement de la dette et les compensations financières. Ablakwa a résumé l'esprit revendiqué par son pays : « bâtir, non briser des ponts » entre l'Afrique, les Caraïbes, l'Europe et les Amériques. Le Ghana cite en précédent la restitution à la Côte d'Ivoire du tambour parleur Djidji Ayokwe.

Ce qui vient ensuite

Le président John Dramani Mahama a porté le dossier devant le débat général de l'Assemblée générale le 24 septembre 2026. Mais aucune œuvre précise, aucun calendrier et aucun montant n'ont encore été formellement annoncés, souligne Bénin Web TV.

C'est exactement là que se situe l'enjeu. La reconnaissance est désormais acquise sur le papier : un vote à l'ONU, une résolution, des déclarations bienveillantes. Reste à transformer cela en inventaires publics, en dates de départ et en avions qui décollent — pour les objets comme pour les restes humains encore conservés dans des collections occidentales. Les afro-descendants qui portent cette revendication depuis des générations ont appris à distinguer un communiqué d'une caisse qui arrive.

Cet article t'a plu ? Fais-le tourner.

Partager WhatsApp FacebookXTelegram

Reçois l'actu africaine en direct sur ton téléphone

Gratuit, sans inscription : rejoins la chaîne Story Africa.

Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.