Sénégal : la rentrée de Kaolack s'ouvre avec 231 enseignants manquants et 35 écoles inondées

L'académie de Kaolack, dans le centre du Sénégal, aborde la rentrée scolaire 2026-2027 avec un déficit de 231 enseignants dans le secondaire. Le chiffre a été présenté le 2 octobre 2026 par l'inspecteur d'académie Samba Diakhaté, lors d'un Comité régional de développement consacré aux préparatifs, rapporte le quotidien Le Soleil.
Le préscolaire et l'élémentaire ne sont pas épargnés : 124 postes restent à pourvoir, dont 91 pour l'enseignement en français et 33 pour l'enseignement en arabe. Selon l'inspecteur, cité par Le Soleil, « ce déficit est évalué sur la base des départs non remplacés » ou de besoins restés sans réponse l'année précédente.
Des salles de classe encore sous l'eau
À ce manque d'enseignants s'ajoute l'état du bâti scolaire. L'académie recense 35 établissements inondés et 64 autres qui nécessitent des travaux de réhabilitation. Il manque par ailleurs 9 500 tables-bancs pour accueillir les élèves dans des conditions décentes.
Ces chiffres rappellent une difficulté récurrente de la saison des pluies dans le bassin arachidier : des écoles bâties dans des zones basses, que l'hivernage transforme chaque année en chantiers d'urgence. Les travaux de réfection commencent souvent à quelques jours de la rentrée, quand ils ne se font pas sur le dos des parents d'élèves.
Les autorités locales appelées à la rescousse
Le gouverneur de Kaolack, Guedj Diouf, a appelé les autorités locales à sécuriser les écoles et les parents d'élèves à contribuer à la réussite de la rentrée, selon le même compte rendu. Une mobilisation des collectivités territoriales qui traduit aussi les limites budgétaires de l'État central face à des besoins chiffrés et connus de longue date.
L'enjeu dépasse Kaolack. Le droit à l'éducation reste l'un des engagements les plus souvent réaffirmés et les moins souvent financés à la hauteur sur le continent : un poste non pourvu, c'est une classe surchargée ou un enseignement interrompu, et ce sont toujours les mêmes enfants qui en paient le prix. La publication de ces données par l'administration sénégalaise elle-même a au moins un mérite : elle permet aux citoyens de demander des comptes sur ce qui sera corrigé, et quand.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.

