Solaire hors réseau : un marché qui peut croître de 450 % d'ici 2035, le Nigeria en tête

Le solaire hors réseau est en train de devenir l'une des plus grandes opportunités industrielles du continent. Selon un rapport du cabinet Wood Mackenzie publié le 23 septembre 2026 et relayé le 2 octobre par l'Agence Ecofin, le marché du photovoltaïque hors réseau en Afrique subsaharienne peut croître de 450 % d'ici 2035, soit un volume multiplié par six et plusieurs gigawatts de capacités nouvelles.
Le contexte est connu : environ 600 millions de personnes en Afrique subsaharienne vivent encore sans accès fiable à l'électricité, et les réseaux nationaux ne suivent ni la croissance démographique ni celle de la demande industrielle. Mais le rapport change le récit habituel : il ne décrit pas un continent en attente de secours, il décrit un marché où la demande est déjà là et où l'offre devient compétitive.
Le Nigeria, premier moteur
Le Nigeria concentrerait près de 35 % des installations hors réseau de la région à l'horizon 2035, d'après Wood Mackenzie. La raison est économique : depuis la suppression de la subvention aux carburants en 2023, l'autoproduction au diesel coûte très cher. Pour un industriel ou un commerçant, remplacer même une partie de sa consommation par du solaire génère une économie immédiate. Le Kenya, lui, entre dans une autre phase : il passe de l'électrification initiale à des installations optimisées en coût, à mesure que son réseau s'améliore.
La RDC, nouveau pôle grâce aux mines
La République démocratique du Congo apparaît comme un point chaud émergent. Le complexe cuprifère de Kamoa-Kakula exploite depuis l'été 2026 une installation intégrée de solaire et de stockage de 233 mégawatts, destinée à remplacer les groupes diesel dans ses opérations minières. C'est un précédent intéressant : l'énergie propre adossée à l'exploitation des ressources africaines, sur le sol africain.
Le frein, lui, est financier. Wood Mackenzie identifie le coût du capital comme « la contrainte déterminante » : dépréciation des monnaies et taux d'intérêt à deux chiffres renchérissent chaque projet, alors que plus de 27 gigawatts de modules solaires ont déjà été importés depuis 2022 et que les prix des équipements baissent. Autrement dit, ce ne sont ni le soleil ni la demande qui manquent, mais un financement au juste prix. Les modèles mixtes associant capitaux privés et financements de développement, ainsi que l'offre de « solaire comme service », seront décisifs pour transformer ce potentiel en kilowattheures réellement livrés aux foyers et aux ateliers.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.

