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Soudan : 2,7 millions de personnes sont rentrées à Khartoum, une capitale encore sans eau ni électricité

Story Africa·28 septembre 2026·2 min de lecture
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Ils sont rentrés chez eux et découvrent une ville qui ne fonctionne plus. Selon un reportage publié le 27 septembre 2026 par Africanews, 2,7 millions de personnes sont revenues à Khartoum depuis la reprise de la capitale soudanaise par l'armée en 2025, sur les quatre millions d'habitants qui l'avaient fuie après le début de la guerre en 2023. Environ 500 000 d'entre elles sont revenues depuis l'Égypte voisine.

Des retours plus rapides que la reconstruction

Le retour s'est fait plus vite que le rétablissement des services de base. L'électricité et l'eau, rapporte Africanews, peuvent manquer plusieurs jours d'affilée. Les médicaments, quand ils sont disponibles, s'achètent à des tarifs instables : « chaque jour, c'est un prix différent », résume Imam Babiker, professeur de 34 ans cité par le média.

Le système de santé illustre à la fois la débrouille et l'épuisement. Des associations caritatives soudanaises ont reconstruit des hôpitaux, dont certains sont jugés en meilleur état qu'avant la guerre par le personnel médical, selon Africanews. Mais les stocks ne suivent pas : « nous devons demander aux patients d'acheter eux-mêmes leurs médicaments », explique la docteure Haifa Omar.

Pour certaines familles, le calcul du retour s'est révélé mauvais. « Ramener ma famille ici était une erreur », confie Emad Khaled, commerçant de 43 ans, au média panafricain.

Une sécurité qui reste fragile

Le chiffre le plus parlant concerne la sécurité : en juin, seul 1 % de Khartoum était considéré comme sûr par les Nations unies, rapporte Africanews. L'armée contrôle aujourd'hui la capitale, tandis que les combats contre les Forces de soutien rapide (RSF) se poursuivent ailleurs dans le pays, notamment au Darfour, au Kordofan et dans le Nil Bleu.

Ce que ces retours disent du Soudan

Le déplacement de quatre millions de personnes depuis une seule ville donne la mesure d'un conflit dont l'ampleur reste largement sous-couverte hors du continent. Et le retour de 2,7 millions d'entre elles dans une capitale privée d'eau, d'électricité et de médicaments n'est pas le signe d'une paix revenue : c'est le choix de familles qui ont préféré des ruines connues à un exil sans horizon.

La question posée aux institutions africaines comme aux bailleurs internationaux est désormais celle de la reconstruction civile — réseaux, hôpitaux, écoles — dans un pays où la guerre continue sur d'autres fronts. Les Soudanais, eux, ont commencé sans attendre : ce sont leurs propres organisations caritatives qui ont remis debout une partie des hôpitaux de Khartoum.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.