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Tchad : N'Djamena numérise son état civil, 623 000 enfants restent sans acte de naissance

Story Africa·27 septembre 2026·2 min de lecture
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La commune de N'Djamena a lancé le 23 septembre 2026 la numérisation de ses registres d'état civil, en signant un mémorandum d'entente avec l'Agence nationale des titres sécurisés (ANATS), avec l'appui de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Le maire de la capitale tchadienne, Senoussi Hassana Abdoulaye, le directeur général de l'ANATS, Youssouf Gorou Tchaby, et le représentant de l'OIF, Hans de Marie Heumgoup, ont acté le projet, rapporte Alwihda Info.

Objectif affiché : numériser et sauvegarder les registres papier existants, créer une plateforme intégrée de gestion des actes, et interconnecter l'état civil communal avec le Système intégré de gestion des populations et des titres sécurisés (SIGPTS), précise le média spécialisé We Are Tech Africa. Le projet prévoit aussi la formation des agents et des campagnes de sensibilisation des habitants.

Sans papier, pas d'école ni de soins

Le chantier répond à un manque documenté. Selon le recensement de 2023 cité par We Are Tech Africa, 623 000 enfants tchadiens en âge d'être scolarisés n'ont pas d'acte de naissance. Sans ce premier document, un enfant peine à s'inscrire à l'examen, à obtenir une carte d'identité, à ouvrir un compte ou à faire valoir un héritage : l'absence d'état civil n'est pas un détail administratif, c'est une exclusion qui se transmet.

Une opération antérieure menée en 2024 et 2025 dans les provinces de la Tandjilé et de l'Ennedi Est avait permis de régulariser 53 000 enfants, selon la même source. À l'échelle de son réseau, l'OIF affirme avoir contribué à l'enregistrement de plus de 600 000 personnes depuis 2020 dans dix États membres et à la formation de plus de 10 000 agents d'état civil.

Des archives à protéger

« Mieux conserver nos archives, mieux sécuriser nos données », a résumé le maire de N'Djamena, cité par Alwihda Info. Le directeur général de l'ANATS a de son côté rappelé que « la modernisation de l'État civil est une responsabilité collective ». Dans un pays où les registres restent souvent manuscrits et vulnérables aux inondations comme aux incendies, la sauvegarde numérique constitue une assurance contre la perte pure et simple de la mémoire administrative des familles.

Restent les questions que le lancement ne tranche pas : le calendrier de déploiement, le coût, et la protection des données personnelles d'une base qui recensera, à terme, l'identité de millions de Tchadiens. La réussite se mesurera moins au nombre de registres scannés qu'au nombre d'enfants qui obtiendront enfin un acte de naissance.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.