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Tchad : plus de 400 réfugiés soudanais par jour franchissent la frontière, alerte le HCR

Story Africa·26 septembre 2026·2 min de lecture
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Plus de 55 000 réfugiés soudanais sont arrivés dans l'est du Tchad depuis le début de l'année 2026, et le rythme vient de s'emballer, a alerté le 25 septembre 2026 le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), selon Africanews.

« Au cours de la semaine écoulée, le rythme des arrivées s'est fortement accéléré », a déclaré Mamadou Dian Balde, coordinateur régional de l'ONU pour les réfugiés. Plus de 400 personnes traversent chaque jour les points frontaliers d'Adré et de Tiné, soit environ vingt fois plus qu'auparavant, d'après ses chiffres.

Un pays hôte en première ligne

Le Tchad, l'un des pays les plus pauvres du monde, accueille déjà près d'un million de Soudanais depuis le début de la guerre. Au centre de transit de Tiné, plus de 4 300 personnes attendent dans des conditions précaires, avec des besoins urgents en abris et en assainissement. Plus de 190 000 réfugiés installés dans les zones frontalières vivent avec moins de la moitié de la quantité d'eau minimale nécessaire chaque jour, selon le HCR.

La solidarité tchadienne est remarquable, mais elle ne peut pas tout. Pour 2026, le HCR n'a reçu que 18 % des 1,6 milliard de dollars nécessaires à sa réponse à la crise soudanaise, rapporte Africanews.

Une guerre qui ne faiblit pas

Le conflit oppose depuis avril 2023 l'armée régulière soudanaise aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR). Il a fait plus de 200 000 morts selon des travailleurs humanitaires, et 11,3 millions de personnes restent déracinées : 6,4 millions de déplacés internes et 3,5 millions de réfugiés hors du pays.

Les combats se poursuivent au Darfour, au Kordofan et dans l'État du Nil Bleu, avec des frappes aériennes et des attaques de drones qui compliquent l'accès humanitaire, selon l'ONU.

Ce qui vient ensuite

Sans financement supplémentaire rapide, les agences humanitaires craignent de ne pas pouvoir absorber cette nouvelle vague d'arrivées. Cette crise, l'une des plus graves au monde, reste pourtant largement éclipsée dans l'agenda international, alors que les appels des États africains voisins à un cessez-le-feu durable se multiplient.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.