Tigré : les Émirats soutiennent Addis-Abeba, l'Érythrée saisit l'ONU, l'accord de Pretoria vacille

Les combats ont repris dans la région éthiopienne du Tigré et l'accord de paix signé à Pretoria en novembre 2022 est aujourd'hui menacé, selon un état des lieux publié le 13 octobre 2026 par Al Jazeera. Le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) et des groupes armés qui lui sont liés affrontent de nouveau les forces fédérales et leurs alliés. Autour d'eux, les puissances de la mer Rouge avancent leurs pions.
Abou Dhabi choisit Addis-Abeba
Le plus lu du momentEnfants soldats : Washington inscrit le Nigeria sur sa liste 2026, avec cinq autres pays africains →Le 25 septembre 2026, les Émirats arabes unis ont condamné les attaques attribuées au TPLF contre les forces fédérales, la prise d'aéroports du Tigré et l'aggravation de la situation dans les régions Afar et Amhara, rapporte Al Jazeera. Le ministre d'État émirati Cheikh Shakhboot bin Nahyan Al Nahyan a affirmé son soutien à la souveraineté de l'Éthiopie et à son gouvernement fédéral, tout en appelant à la fin des hostilités. Le même média précise que l'on ne sait pas si Abou Dhabi fournit une aide militaire. Les intérêts émiratis, eux, sont documentés : DP World exploite le port de Berbera, au Somaliland.
Riyad muet, Le Caire sur la défensive
L'Arabie saoudite n'a pas pris position publiquement sur les combats en cours, selon une analyse du Critical Threats Project du 1er octobre 2026 citée par Al Jazeera. Riyad avait pourtant tenté une médiation plus tôt en 2026 entre Addis-Abeba et le TPLF, et proposé en novembre 2025, d'après Chatham House, de rapprocher l'Éthiopie et l'Érythrée. Le centre allemand SWP attribuait en juin 2026 l'échec de ces efforts au fait qu'ils n'abordaient pas la convoitise éthiopienne pour le port érythréen d'Assab.
Le chef de l'armée éthiopienne, le maréchal Birhanu Jula, a accusé en septembre 2026 l'Égypte et le Soudan de soutenir des groupes armés, dont le TPLF, sans fournir de preuve. Le porte-parole de la diplomatie égyptienne, Nader Zaki, a réaffirmé l'attachement du Caire à la non-ingérence, sans répondre directement à cette accusation.
Une guerre et un accès à la mer
Addis-Abeba accuse Asmara d'envoyer des troupes de l'autre côté de la frontière et d'armer des groupes insurgés ; l'Érythrée dément et a demandé l'intervention du Conseil de sécurité de l'ONU. En arrière-plan, une question de géographie : privée de littoral depuis l'indépendance érythréenne de 1993, l'Éthiopie dépend de Djibouti pour son commerce et réclame un accès maritime fiable ; Asmara refuse toute remise en cause de sa souveraineté.
Selon Al Jazeera, aucune des puissances citées n'a démontré sa capacité à peser réellement sur le TPLF ou sur Asmara. L'accord de Pretoria tient donc d'abord à la volonté des parties éthiopiennes elles-mêmes. Et le prix de son effondrement serait payé, une fois encore, par les civils du Tigré, de l'Afar et de l'Amhara.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.





