Togo : le rendement du coton passe de 570 kg à plus d'une tonne par hectare pour 79 000 producteurs

Au Togo, le rendement moyen du coton est passé de 570 kilos par hectare il y a quatre ans à plus d'une tonne par hectare lors de la campagne 2025-2026, selon Martin Drevon, alors directeur général de la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT), cité le 12 octobre 2026 par l'agence africaine Bird Story Agency. La filière comptait près de 79 000 producteurs lors de la campagne 2024-2025.
Le changement vient d'un programme d'agriculture régénérative lancé par la NSCT en 2023, avec l'appui technique et financier d'Olam Agri : semis sans labour, rotation des cultures, cultures associées, lutte antiérosive, intégration de l'élevage, et fabrication par les paysans eux-mêmes de biochar et de bokashi, deux amendements organiques.
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Plus de 37 000 agriculteurs ont été formés au semis sans labour, dont plus de 60 % l'appliquent effectivement. Pour la rotation des cultures, 36 650 producteurs ont été formés, avec un taux d'adoption de 97 %. Quarante écoles de terrain ont été déployées en 2025-2026 ; 1 352 personnes ont appris à produire du biochar et du bokashi, pour plus de 27 tonnes et 24 tonnes fabriquées sur la campagne, indique la NSCT.
Dans le groupement d'Assoumakopè, dont Douti Damessona est président, 188 tonnes de coton graine ont été récoltées sur 88 hectares, soit plus de deux tonnes par hectare ; la surface passera à 100 hectares cette campagne. À Bagbé, la productrice Badakizi Yawa cultive huit hectares et a réduit ses traitements insecticides de sept ou huit à trois ou quatre, grâce aux pièges à phéromones et aux pièges collants colorés. Elle vise deux tonnes par hectare.
La valeur reste encore ailleurs
Le coton représente environ 20 % des recettes d'exportation du Togo, selon Kossi Assogbavi, responsable de la communication de la NSCT. Les exportations de coton brut ont atteint 50,2 millions de dollars en 2024, d'après la Banque mondiale : l'essentiel de la fibre quitte donc le pays sans être transformée, et la valeur ajoutée du textile se crée ailleurs.
Les limites sont assumées par les acteurs eux-mêmes : les résultats varient fortement d'une exploitation à l'autre et ces gains ne prouvent pas que les pratiques régénératives en soient la seule cause, souligne Bird Story Agency. Le manque d'eau en saison sèche freine la fabrication des amendements, et l'incertitude sur l'accès à la terre décourage les investissements de long terme. La NSCT, l'Université de Lomé et l'Université d'Essex mènent des travaux pour mesurer l'impact réel.
Reste l'essentiel : des paysans togolais qui produisent deux fois plus en achetant moins de pesticides, et qui fabriquent eux-mêmes leurs engrais. C'est le type de souveraineté agricole dont le continent a besoin — à condition que la transformation du coton finisse aussi par se faire sur place.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.


