Trump parle d'un « pays totalement différent » : Hargeisa y voit un pas vers la reconnaissance

Story Africa·14 octobre 2026·2 min de lecture
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Trump parle d'un « pays totalement différent » : Hargeisa y voit un pas vers la reconnaissance
Photo : Didzis Šēnbergs · CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons · photo d'illustration, couleurs modifiées

Le ministère des Affaires étrangères du Somaliland a salué, dans un communiqué du 13 octobre 2026, des propos tenus la veille par Donald Trump, qui a décrit ce territoire comme « un pays totalement différent » de la Somalie lors d'un meeting à Youngstown, dans l'Ohio, rapportent Somali Dispatch et Horn Diplomat. Le président américain a ajouté que ce nom devrait être changé « immédiatement », disant préférer l'appeler « Somalia land ».

Une phrase de meeting, pas une décision

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Ces mots ont été prononcés le 12 octobre, dans un passage plus large consacré à l'immigration aux États-Unis et à la Somalie, et non dans le cadre d'une annonce diplomatique. Aucune reconnaissance formelle n'a été engagée par Washington et la position officielle américaine reste inchangée, précisent les deux médias. C'est pourtant le mot « pays », prononcé par un président des États-Unis, qui a été immédiatement saisi à Hargeisa.

Les arguments de Hargeisa

Le communiqué somalilandais met en avant ses frontières, sa constitution, un gouvernement élu et plus de trois décennies d'autonomie de fait. Le territoire a déclaré son indépendance en 1991 et considère avoir alors restauré la souveraineté acquise le 26 juin 1960, avant son union avec l'ancienne Somalie italienne. Il dispose depuis de son propre gouvernement, de ses forces armées, de sa monnaie et de ses institutions électorales, note Horn Diplomat. Israël l'a formellement reconnu en décembre 2025, selon Somali Dispatch.

Berbera, la carte que joue Irro

Le 11 octobre, le président du Somaliland, Abdirahman Mohamed Abdullahi, dit « Irro », avait publiquement demandé à Donald Trump de reconnaître son pays, dans un entretien accordé à Breitbart News et réalisé à Manhattan fin septembre. Il y propose une coopération sans conditions contre le terrorisme et la piraterie, et en matière de sécurité maritime, en mettant en avant la position stratégique et le potentiel commercial du port de Berbera, sur le golfe d'Aden.

Mogadiscio, l'Union africaine et la question des frontières

La Somalie continue de revendiquer le Somaliland comme partie de son territoire. Le dossier touche l'un des principes fondateurs de l'ordre africain : l'intangibilité des frontières héritées de la colonisation, auxquelles aucune sécession n'a été reconnue depuis l'indépendance du Soudan du Sud en 2011, obtenue par référendum et avec l'accord de Khartoum. La trajectoire du Somaliland, elle, n'a jamais reçu l'aval de Mogadiscio.

D'où une question qui vaut pour tout le continent : qui tranche la souveraineté africaine ? Les trente-cinq ans de fonctionnement propre du Somaliland sont un fait politique que l'Afrique devra regarder en face. Mais que la perspective s'ouvre par une phrase lancée dans un meeting électoral américain, adossée à l'intérêt stratégique de Washington pour un port de la mer Rouge, dit aussi combien les destins africains restent commentés ailleurs avant d'être débattus ici.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.