Tunis : le festival Jaou dévoile un mois de concerts, de Yasmine Hamdan à Shabaka Hutchings

Le festival Jaou Tunis a dévoilé sa programmation musicale pour une édition qui se tiendra du 23 octobre au 22 novembre 2026 à Dar Bir Lahjar, dans la médina de Tunis, rapporte Music In Africa le 2 octobre 2026. La sélection est confiée à Imed Alibi et Marouane Ferchichi.
L'affiche assume un parti pris : faire se rencontrer sur une même scène des musiciens du monde arabe, du continent africain et d'ailleurs, autour de formes hybrides où les héritages traditionnels dialoguent avec l'électronique, l'improvisation et les cultures de club.
Rencontres et créations
La chanteuse libanaise Yasmine Hamdan ouvre les concerts le 25 octobre, accompagnée du projet Soudeni. Le saxophoniste et clarinettiste britannique Shabaka Hutchings, figure majeure de la nouvelle scène jazz londonienne et de ses racines caribéennes et africaines, se produit le 26 octobre avec VIPA. Le 28 octobre, Khalil Hentati présente « Tuqûs » avec l'Ensemble de percussions improvisées (EPI).
La soirée du 29 octobre réunit Big Murk, le producteur jordanien Toumba et le Palestinien Julmud, trois noms de l'électronique arabe contemporaine. Le 30 octobre, la Libanaise Liliane Chlela partage l'affiche avec la Tunisienne Sara Dziri. L'Égyptienne Nadah El Shazly se produit le 31 octobre, et le duo Hyperculte clôt la série le 22 novembre.
Tunis comme plateforme régionale
L'édition est soutenue par le British Council, l'ambassade du Canada, l'Institut culturel italien de Tunis, l'Institut français de Tunisie, Wallonie-Bruxelles et Pro Helvetia, selon Music In Africa. Un modèle de financement qui reflète une réalité du secteur : les scènes indépendantes du continent s'appuient largement sur des instituts culturels étrangers, faute de dispositifs publics nationaux à la hauteur — une dépendance que de nombreux acteurs culturels africains appellent à corriger par des fonds régionaux.
Au-delà du financement, l'enjeu de Jaou est géographique. En installant dans la médina de Tunis un rendez-vous où des artistes du Maghreb, du Machrek, de l'Afrique subsaharienne et des diasporas se croisent, le festival rappelle que la Tunisie est un carrefour, et que les circulations musicales entre Afrique du Nord et reste du continent n'ont pas besoin de passer par Paris ou Londres pour exister. C'est précisément ce type de plateforme qui manque le plus au continent : des lieux où les scènes africaines se parlent directement, se programment mutuellement et construisent leurs propres réseaux de tournée.
Reçois l'actu africaine en direct sur ton téléphone
Gratuit, sans inscription : rejoins la chaîne Story Africa.
Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.

