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Tunisie–Allemagne : une phase pilote pour faire exercer 20 infirmiers tunisiens outre-Rhin

Story Africa·26 septembre 2026·2 min de lecture
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L'Agence tunisienne de coopération technique (ATCT), des partenaires allemands et des représentants du ministère tunisien de la Santé ont convenu, lors d'une réunion de travail tenue le 24 septembre 2026, de lancer une phase pilote de mobilité professionnelle limitée dans un premier temps à vingt infirmiers tunisiens appelés à exercer en Allemagne, rapporte le quotidien La Presse de Tunisie.

Vingt d'abord, pour évaluer

Les parties ont retenu une « approche progressive » : ce contingent initial doit permettre d'évaluer le dispositif avant une éventuelle extension à d'autres bénéficiaires et à d'autres spécialités, précise La Presse. Un calendrier fixant les étapes, les délais et les responsabilités de chacun était en cours d'élaboration. Selon Tuniscope, des réunions de coordination se sont tenues en mai, juillet et septembre 2026. Le projet prévoit également de renforcer la préparation des professionnels tunisiens afin d'ajuster leurs compétences aux attentes des établissements de santé allemands.

Un « gagnant-gagnant » qui reste à démontrer

Les promoteurs du projet revendiquent un modèle « gagnant-gagnant ». L'argument n'est pas illégitime : l'Allemagne cherche des soignants, la Tunisie forme des infirmiers en nombre et voit dans ces départs des revenus, des transferts de compétences et des débouchés pour sa jeunesse diplômée. Le droit de partir, surtout, appartient aux infirmiers eux-mêmes : personne ne devrait le leur contester.

Mais un accord de mobilité se juge à ses clauses, pas à son vocabulaire. Chaque soignant qui s'en va est un soignant qui manque ailleurs, et ce sont d'abord les hôpitaux publics, les régions intérieures et les patients les moins fortunés qui en font l'expérience. Vingt départs n'entament aucun système de santé ; des dispositifs de ce type, une fois rodés, se comptent en revanche vite par centaines.

La vraie question n'est donc pas de savoir si des infirmiers tunisiens iront en Allemagne, mais ce que la Tunisie obtient en échange : places de formation financées, rotations organisées, reconnaissance des diplômes dans les deux sens, investissements dans ses propres structures de soins. C'est à cette aune qu'on mesurera si le continent négocie sa main-d'œuvre qualifiée ou se contente de la fournir.

Ce qui vient ensuite

Ni La Presse ni Tuniscope ne détaillent les conditions linguistiques, les équivalences de diplômes ou les contrats proposés aux vingt premiers candidats. Ces clauses décideront pourtant de la nature réelle de l'opération. Le calendrier annoncé devrait les préciser.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.