Tunisie : Human Rights Watch relie une vingtaine de morts en détention aux coupures d'eau et d'électricité

Story Africa·6 octobre 2026·2 min de lecture
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Human Rights Watch (HRW) a publié le 6 octobre 2026 un communiqué dans lequel l'organisation affirme que les coupures d'électricité et d'eau survenues en Tunisie en juillet et août 2026 ont mis en danger la santé et la vie des habitants, et reproche aux autorités de n'avoir fourni, selon elle, aucune information transparente sur leurs causes réelles.

Deux mois de canicule et de pannes

Juillet 2026 a été le deuxième mois de juillet le plus chaud enregistré en Tunisie depuis 1950, rappelle HRW. Des coupures tournantes ont été imposées, puis une seconde vague en août, avec des interruptions pouvant durer jusqu'à deux heures d'affilée. L'organisation recense 361 interruptions de distribution d'eau sur le seul mois d'août, les pannes de courant ayant perturbé les stations de pompage dans tout le pays. Au 29 août, 633 cas médicaux liés à la chaleur avaient été enregistrés dans les hôpitaux publics.

Vingt décès documentés en prison

Le volet le plus grave concerne les lieux de détention. Selon la Ligue tunisienne pour la défense des droits de l'homme, citée par HRW, vingt décès ont été documentés dans des prisons et centres de détention pendant cette période, dont cinq le même jour, le 28 août, à la prison de Mornaguia. HRW fait également état de cinq décès attribués à l'arrêt d'appareils respiratoires à domicile pendant les coupures. Dès le 22 juillet, une organisation médicale tunisienne estimait entre 150 et 200 le nombre de morts liés à la chaleur et aux défaillances d'équipements médicaux.

Une mobilisation sociale massive

La colère s'est exprimée dans la rue : 1 101 actions de protestation en juillet et 1 093 en août, réparties sur les 24 gouvernorats, selon le décompte repris par HRW. Le 13 août, douze personnes, dont neuf mineurs, ont été arrêtées après une manifestation contre le manque d'eau à Borj Erras. Le 31 août, le militant Seifeddine Arfaoui a été condamné à 18 mois de prison.

Le 26 août, le président Kais Saied a attribué les coupures à des « actes de sabotage » planifiés, sans présenter d'éléments de preuve publics, relève l'organisation. HRW demande aux autorités de publier des informations transparentes, notamment un bilan des décès, et de présenter un plan clair pour rétablir un accès suffisant à l'électricité et à l'eau.

L'eau et l'électricité ne sont pas de simples services : elles conditionnent le droit à la santé, à l'alimentation et à la dignité, en particulier pour les personnes détenues, qui dépendent entièrement de l'État pour y accéder.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.