UEMOA : La BCEAO réforme les transferts d'argent pour favoriser l'inclusion financière

La Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) a annoncé une réforme majeure du secteur du mobile money dans les huit pays de l'Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA). Dès le 2 novembre 2026, toutes les transactions interopérables devront transiter par la plateforme de paiement instantané de la banque centrale, la PI-SPI. Selon TechCabal, cette mesure rend les petits transferts entre particuliers gratuits, tandis que les opérations plus importantes seront plafonnées à 0,8 % de frais.
Lancée le 30 septembre 2025, la PI-SPI comptait un an plus tard 175 participants et plus de 38 millions d'utilisateurs. Cette nouvelle tarification remplace l'ancien système qui limitait le nombre d'opérations gratuites par mois. Désormais, le critère repose sur le montant envoyé. Un utilisateur pourra ainsi transférer gratuitement jusqu'à 8 000 FCFA par jour, soit 240 000 FCFA par mois, un seuil significatif au regard du salaire minimum interprofessionnel garanti dans la zone.
Cette décision exclut toutefois plusieurs services de cette gratuité, tels que les retraits chez les agents, les paiements marchands ou encore le paiement de factures, laissant aux opérateurs une liberté tarifaire sur ces segments. En 2025, le secteur de la monnaie électronique dans l'Union a généré un bénéfice net cumulé de 16,9 milliards de FCFA. Avec cette nouvelle contrainte sur les revenus de transfert, les opérateurs pourraient être tentés d'augmenter les frais de retrait physique pour compenser leurs marges.
La centralisation des flux sur la PI-SPI vise à renforcer l'inclusion financière et à offrir une meilleure visibilité sur les transactions au sein de l'Union. Cependant, le défi reste la viabilité économique du vaste réseau d'agents, estimé à 1,83 million de points de service en 2025 selon la Commission Bancaire. Le basculement vers le paiement numérique marchand pourrait constituer une alternative pour maintenir l'équilibre du système face à ces nouvelles exigences réglementaires.
Notre regard
En érigeant le transfert d'argent en service public, la BCEAO place l'inclusion financière au cœur de la souveraineté économique ouest-africaine. Cette réforme souligne la volonté de protéger le pouvoir d'achat des citoyens les plus modestes tout en modernisant les infrastructures numériques du continent. Pour les Africains, cette transition vers le tout-numérique est une étape essentielle vers une autonomie financière accrue, à condition que l'accès aux services reste équitable pour tous.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.
