Un patient hospitalisé sur sept souffre de douleurs sévères en Afrique, selon une étude dans 22 pays

Une étude coordonnée par l'université du Cap (UCT) et portant sur 19 438 patients hospitalisés dans 180 hôpitaux de 22 pays africains établit que 14,4 % d'entre eux endurent des douleurs sévères, notées au moins 7 sur 10. Les résultats ont été publiés dans la revue scientifique PAIN et présentés le 25 septembre 2026 par l'université, selon UCT News et allAfrica.
Au total, 67,9 % des personnes interrogées déclaraient ressentir une douleur au moment de l'enquête. Chez les patients admis pour un traumatisme, la proportion grimpe à 84,1 %, dont 20,3 % de douleurs sévères. Les services de chirurgie sont plus touchés que les services de médecine (16,2 % contre 11,1 %) et les unités de soins intensifs arrivent en tête, avec 19,3 %.
La douleur, signal d'alarme et facteur de mortalité
Le résultat le plus lourd de conséquences concerne la survie : selon l'étude, les patients souffrant de douleurs sévères présentaient 27 % de risque supplémentaire de mourir dans les sept jours suivant l'évaluation. Les auteurs restent prudents sur l'interprétation et appellent à déterminer si la douleur est un signe d'alerte, un facteur aggravant, ou les deux à la fois.
La chercheuse qui a piloté les travaux, Gillian Bedwell, membre de l'African Pain Research Initiative (APRI) de l'UCT, souligne le vide documentaire dont part cette enquête : l'Afrique, dit-elle, a « historiquement eu peu de données à grande échelle » sur la douleur des patients hospitalisés. Elle plaide pour que la reconnaissance et le traitement de la douleur deviennent un élément de base d'une prise en charge de qualité.
Une recherche africaine sur des patients africains
Le travail a été conduit avec l'African Perioperative Research Group et le Neuroscience Institute de l'UCT, et cosigné par des chercheurs de nombreux pays du continent, de la Libye au Nigeria, du Ghana à la Tanzanie, de l'Ouganda à l'Éthiopie, de la Namibie à la Tunisie. Le financement provient du National Institute for Health and Care Research britannique, via son groupe consacré aux soins périopératoires et critiques.
L'enjeu est un droit rarement formulé comme tel : le droit de ne pas souffrir inutilement à l'hôpital. Derrière les pourcentages se trouvent des ruptures d'approvisionnement en antalgiques, des personnels débordés, des protocoles d'évaluation absents et, parfois, une réglementation des opioïdes si restrictive qu'elle décourage la prescription. L'APRI et l'African Perioperative Research Group annoncent des programmes pour documenter les pratiques d'évaluation de la douleur et lever ces obstacles, hôpital par hôpital.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.